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Le Parlement des enfants adopte une proposition de loi polynésienne

  • Par Philippe Triay
  • Publié le 09/06/2013 | 11:55, mis à jour le 10/06/2013 | 12:16

Le 18e Parlement des enfants a adopté samedi une proposition de loi visant à prévenir les faits de violence et de discrimination au sein des établissements scolaires et à aider les élèves qui en sont victimes, présentée une classe polynésienne. 

Chemise à fleur et enthousiasme communicatif, le délégué junior de Polynésie Laurent Peretti (à droite), star d'un jour à l'Assemblée nationale, samedi 8 juin © AN
© AN Chemise à fleur et enthousiasme communicatif, le délégué junior de Polynésie Laurent Peretti (à droite), star d'un jour à l'Assemblée nationale, samedi 8 juin
La proposition de loi a été portée à l’Assemblée nationale avec succès par les élèves de la classe de CM2 Anani du Groupe scolaire primaire Teina-Mahu à Tubuai, dans les Iles australes de Polynésie française. Le texte a été adopté par 269 voix face à trois autres propositions sélectionnées par le jury national au mois de mai. 
 
Et c’est le charismatique délégué junior Laurent Perettti, qui, d’une voix assurée, mettant d’emblée l’hémicycle sous son charme, est venu à la tribune de l’auguste Assemblée défendre le texte. Un peu comme s’il avait fait cela toute sa vie.
 
« Je suis fier de représenter mon territoire, mon île, ma classe, qui m’ont choisi pour présenter cette proposition de loi », a déclaré Laurent d’un ton solennel. « La proposition de loi de ma classe traite de la violence scolaire, un sujet universel. Aujourd’hui plus que jamais, il s’agit d’un sujet d’actualité. En Polynésie française, nous sommes au cœur du problème. De plus en plus de violences en tout genre dans les collèges et les lycées mettent les élèves et les professeurs en difficulté. Certains peuvent en souffrir. Ils s’enferment dans leur silence, voire mettent fin à leur vie » a-t-il précisé avec gravité.
 
« Nos îles, réparties dans l’océan Pacifique, comme les écoles en zones d’éducation prioritaires et les écoles rurales, se sentent démunies et très isolées face à ces situations de violence, car elles sont éloignées des structures adaptées » a déploré le délégué junior, qui a plaidé pour des dispositifs nouveaux applicables au plan national et européen.
 
La proposition de loi polynésienne suggère ainsi la mise en place d’une journée nationale et européenne de lutte contre la violence et toutes les formes de discrimination dans les établissements scolaires, la création dans chaque département d’une « cellule d’écoute contre les discriminations » de l’Éducation nationale, à l’attention des élèves, et de faire déclarer « grande cause nationale » par le Premier ministre la lutte contre les discriminations et la violence en milieu scolaire.
 
VIDEO. Les délégués juniors présentent les propositions de loi (intervention du délégué polynésien à 11'20)
Parlement des enfants: propositions de loi

DOCUMENT. La proposition de loi visant à prévenir les faits de violence et de discrimination au sein des établissements scolaires et à aider les élèves qui en sont victimes, présentée par la classe polynésienne

 
Au premier plan, la déléguée junior de Nouvelle-Calédonie (à gauche) et celle de Wallis et Futuna (à droite), à l'Assemblée nationale, le 8 juin 2013 © Stéphane Weber
© Stéphane Weber Au premier plan, la déléguée junior de Nouvelle-Calédonie (à gauche) et celle de Wallis et Futuna (à droite), à l'Assemblée nationale, le 8 juin 2013

Les déléguées de la Guadeloupe (badge 619) et de la Réunion (badge 557) s'apprêtent à entrer dans l'hémicycle de l'Assemblée © Stéphane Weber
© Stéphane Weber Les déléguées de la Guadeloupe (badge 619) et de la Réunion (badge 557) s'apprêtent à entrer dans l'hémicycle de l'Assemblée

Le site du Parlement des enfants 



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