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Anne-Sophie Leclère a de nouveau rendez-vous avec la justice en octobre

Condamnée une première fois par le tribunal de Cayenne, Anne-Sophie Leclère est appelée à comparaître le 7 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris. Le Cran avait porté plainte contre elle peu après la diffusion d'un reportage dans lequel on la voyait tenir des propos racistes.

La 17è du tribunal correctionnel de Paris © JACQUES DEMARTHON / AFP
© JACQUES DEMARTHON / AFP La 17è du tribunal correctionnel de Paris
  • Par Maïté Koda
  • Publié le , mis à jour le
Après Walwari, le Cran. Anne Sophie Leclère devra répondre devant la 17e chambre du tribunal de Paris le 7 octobre. En effet, un reportage de l'émission Envoyé spécial, diffusé en octobre 2013, présentait  l'ex-candidate du Front national aux municipales dans les Ardennes. Dans ce reportage, on la voyait notamment justifier un photomontage partagé sur sa page Facebook sur lequel Christiane Taubira était comparée à un singe.
 
Peu après la diffusion de ces images, le mouvement Walwari et le Cran (Conseil représentatif des associations noires) avaient porté plainte contre Anne-Sophie Leclère.
 

Une condamnation justifiée pour Louis-Georges Tin

 
Les deux plaintes ont été jugées recevables, et pour la première, le tribunal de Cayenne a condamné Anne-Sophie Leclère à 9 mois de prison ferme et à 50 000 euros d'amende. Pour la deuxième, Anne-Sophie Leclère a rendez-vous le 7 octobre devant la 17e chambre correctionnelle  du tribunal correctionnel de Paris, spécialisée dans les affaires de presse. Pour le Cran qui l'assigne au civil, la première condamnation au pénal d'Anne-Sophie Leclère par le tribunal de Cayenne, jugée pourtant lourde par de nombreux juristes, est parfaitement justifiée.
 
"La loi prévoit jusqu'à un an de prison ferme pour une pareille infraction. Par conséquent, je ne vois pas en quoi la condamnation à une peine de 9 mois serait disproportionnée, comme l'affirment certains. Ce sont plutôt les condamnations ordinaires, sans prison ferme ni sanction dissuasive, qui devraient étonner", écrit Louis-Georges Tin. Le président du Cran invite par ailleurs le tribunal de Paris à "s'inspirer du tribunal de Cayenne, qui a montré la voie".
 

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