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[Série] « Etudier dans l’hexagone » : des sacrifices, de l'expérience, et après ?

Si c’était à refaire, ils n'hésiteraient pas une seconde à venir en métropole. Mais une fois diplômés, certains étudiants ultramarins sont confrontés à un choix cornélien : décrocher le poste de leur rêve ou revenir au pays. La jeune Polynésienne, Hani Teriipaia, en a fait l'expérience.

Hani Teriipaia, étudiante polynésienne à Paris, lors d'un stage au Ministère de la Santé © ALB
© ALB Hani Teriipaia, étudiante polynésienne à Paris, lors d'un stage au Ministère de la Santé
  • Par Angélique Le Bouter
  • Publié le , mis à jour le
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A 26 ans, Hani Teriipaia a un parcours brillant et un curriculum vitae étoffé : un Master de Santé Publique, un certificat d'Etudes Politiques et une formation d’inspectrice de l’Action Sociale et Sanitaire. Pour en arriver là, elle concède quelques sacrifices : "j'ai laissé ma maison, ma famille, mes amis. C'est vraiment laisser sa terre, son fenua."

Cette native de Bora Bora quitte la Polynésie française en 2008, bien décidée à se former pour revenir mieux armée. Dans l’hexagone, elle multiplie les cursus, avec un but bien précis : « J'aimerais bien travailler à la direction de la santé en Polynésie. C'est mon rêve. »
 
L’an dernier, elle tente sa chance à Papeete mais ne décroche qu’un stage de trois mois dans son fenua natal. Faut-il persévérer en Polynésie ou tenter sa chance ailleurs?  La jeune femme hésite. Elle décide finalement d’intégrer l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique à Rennes.
 

Une fuite des cerveaux

Hani n’est pas un cas particulier. Plusieurs étudiants du fenua regrettent amèrement le manque de volonté des institutions polynésiennes pour faciliter le retour de la jeune génération. Un mot revient dans toutes les bouches : le "piston". Pour tirer son épingle du jeu, ce qui compte "c'est le nom de famille", explique Ioane. "Ces gens-là ont le bras long, ils ont des contacts."

Juan, lui, va jusqu'à parler de "fuite des cerveaux version polynésienne". Alors que le marché du travail est bien plus petit qu’en métropole et que le besoin de cadres est limité, certains étudiants regrettent l’absence d'une impulsion politique en matière d’emploi local. Ecoutez ces jeunes polynésiens que nous avons rencontrés à Paris :  
Fuite des cerveaux polynésiens

Après un stage au Ministère de la Santé, Hani Teriipaia a reçu son affectation : à partir du 1er août, elle deviendra chef du service des personnels de santé en Guadeloupe. Un poste qu'elle occupera pendant au moins deux ans, avant peut-être, de rentrer au fenua. 

Le reportage d'Outre-mer 1ère / France Ô

Les étudiants polynésiens et l'avenir



 

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