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La Cour des comptes juge incertain l'avenir de la filière pêche à Saint-Pierre et Miquelon

  • Par David Ponchelet
  • Publié le , mis à jour le

Le rapport annuel de la Cour des comptes, publié ce mercredi 10 février, consacre un volet à l'avenir de la filière pêche à Saint-Pierre et Miquelon, l'estimant "incertain". "La restructuration doit être poursuivie". Explications.

Le Béothuk devrait reprendre la mer d'ici une quinzaine de jours. © LP
© LP Le Béothuk devrait reprendre la mer d'ici une quinzaine de jours.
En 25 pages, le rapport annuel de la Cour des comptes passe au crible l'avenir de la filière pêche à Saint-Pierre et Miquelon, pour aboutir à cette conclusion :

"Depuis plus de 25 ans, la filière de la pêche à Saint-Pierre et Miquelon connait une crise profonde (...) Les effets durables de cette crise ont gravement affectés les équilibres économiques et sociaux de l'archipel (...) Pour autant, des perspectives existent encore pour la filière et l'archipel dispose de ressources exploitables intéressantes, en volume et en qualité. Dans ce cadre, la restructuration de la filière pêche, en assurant sa viabilité économique, doit être poursuivie". 


















Selon la Cour des comptes, cette restructuration pourrait s'appuyer sur le secteur de la pêche artisanale et sur le développement de l'aquaculture. Car la restructuration du secteur de la pêche industrielle  "parait plus difficile à mener à bien". 

Tentatives coûteuses de restructuration

La Cour des comptes met notamment l'accent sur "les couteuses tentatives de restructuration de la filière pêche" en revenant en détail sur les cas d'Interpêche et de la Sodem.

Les quotas sont là, le potentiel aussi, mais...

Le rapport reprend également des données émises par l'Ifremer en 2012 qui estimait que pour les zones de pêches de Saint-Pierre et Miquelon, le potentiel théorique en poissons, crustacés et mollusques est de 10 500 tonnes par an. Or, depuis 2010, le tonnage des produits pêchés n'a jamais dépassé 3 200 tonnes.  Et pourtant les quotas autorisés sont restés stables : 7 600 tonnes. Autrement dit, le potentiel existe, les quotas également, mais les difficultés de structuration de la filière provoquent une sous-exploitation, dommageable pour l'économie de l'archipel.

Le rapport in extenso

 

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