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Attente interminable et retards : pourquoi l'été a-t-il été si chaotique dans les aéroports parisiens ?

En juillet, les vols entre Paris et les Antilles se sont parfois transformés en parcours du combattant. Attente interminables et retards, l’épreuve s’est poursuivie en août. Une note remise au ministère de l'Intérieur pointe plusieurs dysfonctionnements et une mauvaise organisation. 

© EMMANUEL GLACHANT / AFP
© EMMANUEL GLACHANT / AFP
  • La1ère
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Les contrôles des passeports à l’aéroport d’Orly et, dans une moindre mesure, de Roissy, ont causé de longues files d'attente pendant ces vacances d’été. C’est le principal point d’engorgement pour les passagers qui quitte l’espace Schengen ou qui atterrissent en provenance d’une destination non-européenne. Un passage obligé pour les voyageurs antillais, notamment. 

Selon une note confidentielle de la haute administration, destinée à éclairer le cabinet du ministère de l’Intérieur sur la situation et que s'est procurée le quotidien Libération, "l’engorgement d’Orly et de Roissy a de multiples origines", à commencer par l’accroissement du trafic aérien. "154 journées rouges (plus de 200 000 passagers (…) comptabilisés à Roissy pour 2017, contre seulement 91 en 2016." Le groupe ADP affirme "avoir assumé sa mission d'alerte auprès des autorités publiques au sujet du renforcement des effectifs lorsque cela s'est avéré nécessaire". 

Autre procédure qui rallonge les files d’attente : la vérification de l’autorisation de sortie du territoire pour les mineurs qui voyagent seuls, rétablie depuis le 1er janvier. Une vérification qui prend parfois plus de temps que prévu, notamment lorsque l’enfant ne porte pas le même nom que le parent qui l’accompagne.

Le quotidien épingle également les sas de contrôle automatisé des passeports, un système de reconnaissance digitale pas tout à fait au point puisque son "taux de rejet oscille entre 20 et 30%", selon la note dévoilée par Libé. La reconnaissance automatique est donc loin de soulager le contrôle traditionnel, comme elle devrait le faire. 

Le groupe ADP répond "travailler en parfaite intelligence avec le ministère de l'intérieur, la PAF (Police Aux Frontières) et la préfecture sur ce sujet du déploiement des sas de 2ème génération" et ainsi passer de la reconnaissance digitale à la reconnaissance faciale. Plus de 40% des voyageurs pourraient ainsi utiliser ce nouveau système contre 3 à 4% aujourd'hui pour la reconnaissance des empreintes. D'ici la fin de l'été 2017, 48 sas Parafe (Passage Automatisé Rapide aux Frontières Extérieures) 2ème génération devraient être opérationnels. 

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