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Le collectif Pou Lagwiyann dékolé demande à Macron que la Guyane soit "une priorité absolue"

Le collectif Pou Lagwiyann dékolé, porteur du mouvement social qui a paralysé la Guyane au printemps, demande à Emmanuel Macron, attendu sur place à partir de jeudi, de considérer le territoire "comme une priorité absolue".

Des manifestants à Kourou le 4 avril 2017. © AFP/Jody Amiet
© AFP/Jody Amiet Des manifestants à Kourou le 4 avril 2017.
  • La 1ère.fr (avec AFP)
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"La Guyane a voté pour vous au second tour, la plupart de nos élus appartient à votre groupe, nous avons le droit d'avoir des conditions de vie égales à l'Hexagone !", insiste le collectif, signataire des accords de Guyane qui ont mis fin le 21 avril à un conflit social d'ampleur.

"La Guyane a du potentiel, il est temps que l'Etat prenne la pleine mesure de ses engagements (...), nous vous demandons de considérer la situation de la Guyane comme une priorité absolue", ajoute Pou Lagwiyann dékolé, qui souhaite rencontrer le chef de l'Etat pendant son séjour.

"Crise globale"

"Les Guyanais attendent légitimement de voir leur quotidien répondre aux critères normaux de tout pays développé", souligne le collectif dans son courrier où il fait un état des lieux de la situation afin "de vous permettre d'arriver en Guyane en n'omettant pas le contexte de crise globale que traverse notre pays depuis des décennies". "Tous les problèmes n'ont pas été réglés" par la mobilisation sociale "et les conséquences des problématiques que nous avons soulevées, particulièrement en matière de sécurité, sont encore bien présentes", ajoute-t-il.

Le collectif revient aussi sur la note sanitaire erronée envoyée aux journalistes, qui déconseillait de boire l'eau du robinet, de manger du poisson ou des aliments crus, de se baigner dans les rivières et invitait à se protéger des moustiques du fait d'une épidémie de Zika, terminée depuis octobre 2016.

"Zone tiers-mondiste"

"Dans un premier temps, nous avons été outrés, nous nous sommes sentis insultés voire blessés que de tels conseils sanitaires soient donnés, caractérisant encore et toujours la Guyane comme un ‘enfer vert’, traitant notre territoire comme une zone tiers-mondiste". "Puis, avec un peu de recul, nous avons considéré que le fait que vous soyez parfaitement au fait de nos conditions de vie était un point positif ! (...) Nous sommes rassurés car nous sommes maintenant certains que votre visite en Guyane ne sera pas une ‘visite de courtoisie’" et "qu'elle aura pour objectif principal de donner à la Guyane les fonds nécessaires au rattrapage de son retard structurel dans le domaine sanitaire particulièrement", ironise le collectif.

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