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Deux détenus de Fresnes soupçonnés de préparer un attentat avec le soutien logistique d'un Réunionnais

Sur le point d'être libérés, deux détenus ont été mis en examen vendredi à Paris. En lien avec un Réunionnais de 44 ans arrêté à Saint-Louis la semaine dernière, ils sont soupçonnés d'avoir envisagé un projet d'attentat depuis leur cellule de prison à Fresnes.

Les couloirs du quartier des hommes à la prison de Fresnes. © FRED DUFOUR / AFP
© FRED DUFOUR / AFP Les couloirs du quartier des hommes à la prison de Fresnes.
  • La1ère.fr (avec AFP et Réunion 1ère)
  • Publié le
Deux détenus sur le point d'être libérés, un Camerounais de 28 ans et un Français de 22 ans, ont été mis en examen vendredi à Paris. Ils sont soupçonnés d'avoir envisagé un projet d'attentat depuis leur cellule à Fresnes (Val-de-Marne). Un Réunionnais devait leur apporter un soutien logistique en rejoignant la métropole. Ce Saint-Louisien de 44 ans a lui été mis en examen la semaine dernière pour apologie publique d'actes de terrorisme. Il est actuellement en détention. Explications.
 

Depuis la cellule à Fresnes

Incarcérés à la prison de Fresnes, les deux hommes "ont eu des échanges en détention au cours desquels ils évoquaient un projet de passage à l'acte, qu'ils auraient eu à l'extérieur de la prison, mais sans que ce projet n'ait été encore précisément défini sur le choix de la cible", a indiqué lundi une source proche de l'enquête.
 
Selon cette source, "différentes cibles" étaient envisagées. Parmi les hypothèses, des surveillants pénitentiaires, des policiers, une prise d'otage ou encore un mitraillage avaient été évoquées par les suspects, a indiqué une source proche du dossier.
 

En garde à vue

Extraits le 2 octobre de leur cellule, ces deux hommes connus pour leur radicalisation en prison et incarcérés pour des faits de droit commun, ont été entendus. Ils ont ensuite été mis en examen vendredi pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle" et de nouveau placés en détention provisoire, a précisé une source judiciaire.
 
"Ces deux islamistes radicaux voulaient monter un groupe de combattants avec la volonté de monter en puissance par le biais de diverses actions, à l'extérieur de la prison, ciblant entre autres des policiers et des surveillants de prison", a indiqué une autre source proche de l'enquête.
 

Leurs profils

Le Camerounais était suivi depuis fin 2016 par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Les investigations ont montré qu'il avait été en contact avec une personne présente dans la zone irako-syrienne. Lors de sa garde à vue, le Camerounais, qui devait sortir de prison ce mardi, a confirmé aux enquêteurs qu'il comptait commettre un attentat. Le Français devait quant à lui sortir la semaine prochaine.    
 

Le soutien logistique d'un Réunionnais

Les investigations conduites dans le cadre d'une enquête ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris il y a plusieurs mois se sont précipitées ces derniers jours. Les enquêteurs de la DGSI ont procédé à l'interpellation des suspects. Dans le même temps, un Réunionnais en lien avec eux a été arrêté alors qu'il "projetait de se rendre en métropole pour apporter un soutien logistique aux deux détenus", a ajouté une autre source proche de l'enquête.

Regardez le reportage de Réunion 1ère du 4 octobre dernier :
Reportage
 
Installé à Saint-Louis, cet homme de 44 ans a été mis en examen lundi 2 octobre, dans un dossier distinct pour "apologie publique d'actes de terrorisme, par le biais de messages adressés sur un compte Twitter entre juin et août 2017". Il est actuellement placé à l'isolement au centre de Domenjod, à La Réunion.

En 2015, ce fiché S avait déjà été incarcéré pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme. Il avait passé un an en détention avant d'être libéré et assigné à résidence au domicile de son épouse jusqu'en mai dernier.

 

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