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Brutalité et chimie

  • Par Jean-Marie Chazeau
  • Publié le

De Marine le Pen ou d’Emmanuel Macron, qui est le plus brutal ? Les deux candidats se renvoient l’accusation, et regardent du côté des électeurs de Jean-Luc Mélenchon… Et une jeune lycéenne ultramarine, reine de la chimie, dans le fauteuil d'une présidente de la République...

Le lycée Baimbridge, à Pointe-à-Pitre © Olivier Lancien
© Olivier Lancien Le lycée Baimbridge, à Pointe-à-Pitre
Il est brutal
« Elysée 2017 », c’est aussi désormais, pour deux numéros, le titre de l’émission de TF1 qui invite l’un après l’autre les deux finalistes de la présidentielle avant le débat qui les verra s’affronter la semaine prochaine.
Hier c’est Marine Le Pen qui était la première à y participer. Elle a reçu le soutien de la Manif pour tous, opposée au mariage gay, et de Christine Boutin, la présidente du parti chrétien démocrate. Mais elle regarde aussi du côté de la France insoumise, appelant les électeurs de Jean-Luc Mélenchon à voter pour elle : 
"Le projet de M. Macron, c'est un projet fratricide car il vise à jeter les communautés les unes contre les autres, jeter les salariés les uns contre les autres et notamment
avec la directive des travailleurs détachés", a-t-elle affirmé, invitée à dire ce qu'elle pouvait dire aux électeurs de M. Mélenchon. Mme Le Pen a lancé aux électeurs de La France insoumise: "Est-ce que sérieusement vous envisagez de voter pour M. Macron qui a annoncé qu'il allait mener une guerre sociale éclair dès son élection par ordonnances?". 
"Il veut aussi lancer les entreprises les unes contre les autres", a-t-il ajouté à propos de l'ancien ministre, qui représenterait, selon elle, la "France soumise".

Elle est brutale
Invité du 20h de France 2, Emmanuel Macron a estimé que "le projet brutal, le projet de haine, le projet de rejet, il n'est pas de mon côté. Ensuite, je ne porte pas un projet de mondialisation heureuse, naïve, je dis juste:  nous sommes dans le monde. La France elle-même, ses valeurs, ce qui nous fait grand, ce qui nous fait France, c'est la francophonie, c'est notre diplomatie, c'est la place que nous avons dans le monde. Nous sommes tout sauf le rétrécissement". 

Bientôt Sarkozy
Emmanuel Macron qui a reçu le soutien de Christian Estrosi : le président LR de la région Provence Alpes Côte d’Azur, n'exclue pas de travailler avec le candidat d'En marche ! s'il est élu président de la République, mais sans être son ministre.
L’ex secrétaire d’Etat à l’outre-mer de Nicolas Sarkozy, a estimé ce matin sur France Inter, qu’après François Fillon et Alain Juppé, l’ancien président de la République allait lui aussi annoncer qu’il votera pour Emmanuel Macron au second tour.

Moi, présidente et chimiste 
« Moi président », aujourd’hui une lycéenne de Guadeloupe : Yana Simonel, en terminal S au lycée Baimbridge à Pointe-à-Pitre : elle voudrait renforcer le développement outremer de l'industrie chimique. Mais pour cela il faudrait plus de moyens, de formations et de travail collaboratif. C’est ce qu’elle a confié lors de la remise des prix des Olympiades de la chimie à Paris le mois dernier.
Propos recueillis par Marie Carline Chardonnet. A demain. 

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