publicité

Débats et Outre-mer

  • Par Edwige Saint-Thomas
  • Publié le , mis à jour le

Les évènements en Guyane, et les services publics dans les Outre-mer : des thèmes abordés hier par les candidats à la présidentielle lors du deuxième débat télévisé de cette campagne du premier tour.

10 des candidats participant au débat d'hier soir, Philippe Poutou n'a pas voulu figurer sur la photo. © AFP
© AFP 10 des candidats participant au débat d'hier soir, Philippe Poutou n'a pas voulu figurer sur la photo.

La Guyane en débats

Si lors du premier débat, les Outre-mer avaient à peine été évoqués, hier sur BFMTV et CNEWS, il en a été question, certes en fin d’émission, mais à plusieurs reprises, concernant notamment la grève en Guyane. "Ils ont choisi la voie du rapport de force, de secouer l’Etat pour cueillir un peu d’argent qui leur revient et ils ont raison" a estimé Nathalie Artaud la candidate de "Lutte ouvrière".

Un avis partagé par Philippe Poutou, pour qui "cette lutte montre aussi qu’on peut se faire entendre par la grève générale, les occupations, les blocages". Le représentant du "NPA" pose aussi la question du droit des peuples à l’autodétermination affirmant que "la Guyane fait partie du reste de l’empire colonial français".

Jacques Cheminade également s'est exprimé sur cette grève générale en Guyane. Il a pointé pour sa part le manque d’intégration de la Guyane dans son espace géographique pour expliquer cette situation de crise. "Les gens en Guyane ne peuvent même pas acheter la viande du Brésil parce qu’ils n’en ont pas le droit. Elle est pourtant bien meilleure marché que celle en provenance de l’Hexagone. C’est une partie de notre pays qu’on doit inclure dans l’Amérique Latine" a-t-il affirmé.

Le retard des services publics Outre-mer

Lors de ce débat plusieurs candidats ont également parlé des Outre-mer pour constater le retard pris dans les services publics notamment en matière d’éducation. "Ceux qui nous unis, c’est ce désir de pouvoir avoir une école de qualité partout. Dans l’Hexagone et dans les Outre-mer où l’école souffre beaucoup" a déclaré Marine Le Pen.

Emmanuel Macron a estimé de son côté que "la France d’Outre-mer vit dans une situation bien souvent difficile parce que l’égalité des chances n’est pas au rendez-vous". Il entend "porter un projet d’émancipation par l’école, par la culture pour redonner aux ultramarins la fierté d’être français".

Jean-Luc Mélenchon a pour sa part jugé "scandaleux qu’en Guadeloupe une partie du territoire n’ai pas accès à l’eau potable parce que tout a été détruit et que personne ne s’en est occupé; ou bien qu’à Mayotte on ait pas accès à l’eau potable".

Enfin Benoît Hamon a parlé de métissage sans faire d’allusion directe aux Outre-mer.
 
 
 

Partagez :

ECOUTER    VOIR    S'INFORMER   Partout et à tout moment
Mobile devices
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play