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Pesticides et abeilles

  • Par Caroline Marie
  • Publié le

Les pesticides de la famille des néonicotinoïdes vont être interdits. Ce sont eux qui détruisent les abeilles et tous les pollinisateurs. Un espoir car pas moins de 35 % de ce que nous mangeons dépend de la pollinisation par les insectes.

 
Le dossier aura été l’un des plus emblématiques mais aussi l’un des plus épineux du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Les néonicotinoïdes ont été au cœur des débats. Et pour cause, on sait désormais, preuves scientifiques à l’appui, qu’ils ont un terrible impact sur les abeilles et l’ensemble des pollinisateurs en métropole comme en Outre-mer. On en retrouve d’ailleurs des traces dans tous les légumes et les fruits que nous consommons : salades, conconbres, tomates, pomme de terre, patate douce, genseng, la liste est longue. 

On ne sera d’ailleurs pas surpris d’apprendre que l’usage des néonicotinoïdes, qui représentent 40 % des pesticides, a augmenté. On est passé de 387 tonnes en 2013 à 508 tonnes en 2014. Pourtant, en dépit de ce contexte compliqué l’ensemble des acteurs semble avoir trouvé un terrain d’entente.
Après de nombreux débats et de longues négociations, il a été voté que les néonicotinoïdes seront interdits à partir de 2018.
Après 2018 et jusqu’en 2020, ceux qui voudront utiliser des néonicotinoïdes devront obtenir une dérogation signée par les ministères de la santé, de l’agriculture et de l’environnement. Une décision qui a déplu à bon nombre d’associations de protection de l’environnement mais pour faire évoluer les mentalités, il faut du temps et souvent il faut faire des concessions.

L'Anses doit aider les agriculteurs à trouver des alternatives d'ici 2018. Pourtant, malgré la loi et la dynamique engagée, l’Anses pourrait bien décider sous peu d’autoriser la mise sur le marché jusqu’en 2020 de 2 néonicotinoïdes dont 1 totalement nouveau.
Les apiculteurs d'Outre-mer sont tout autant inquiets que ceux de métropole car les molécules chimiques intoxiquent les abeilles et les rendent plus sensibles aux agents pathogènes. Or, les abeilles doivent faire face à plusieurs stress. En Outre-mer, dans plusieurs îles comme la Réunion, Mayotte mais aussi la Nouvelle Calédonie, Wallis et Futuna et la Polynésie, il n'y a pas de varroa. Or, ce petit accarien a déjà envahi bon nombre de pays sur la planète obligeant les producteurs à traiter les ruches parfois même avec des antibiotiques. Pour éviter le varroa, souvent aux portes de nos territoires, il faut donc préserver les abeilles et éviter autant que possible d'avoir reccours aux produits phytosanitaires.
La combinaison de plusieurs stress affaibli en effet les abeilles et les rendent ainsi plus sensibles à la maladie.

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