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Interview Jayme Monjardim

  • Par Linda Meddah
  • Publié le , mis à jour le

Jayme Monjardim est réalisateur de novelas depuis presque trente ans. Pendant ces décennies, il a voyagé dans le monde entier pour filmer toutes les séquences que l’on voit dans ses oeuvres. Il s’est encore illustré,  et de la plus belle des façons, pour Passions secrètes....

Interview de
Jayme Monjardim, Réalisateur



Réaliser une novela qui traverse trois décennies, cela requiert plus d’exigence ?
Nous ne devons pas oublier qu’une partie du film est ancré dans une époque qui est récente mais que beaucoup de personnes dans le public n’ont pas connue. Je parle bien sûr des années 1980 et 1990. Certaines choses sont encore fraiches dans nos mémoires. Pour d’autres, nous avons dû plonger dans nos souvenirs pour que l’atmosphère et le décor que nous allions mettre en oeuvre soient fidèles à ces années-là.
 
C’est votre première collaboration avec Julia Lemmertz qui interprète Helena. Comment a-t-elle été choisie pour le rôle ?
Effectivement, je n’avais jamais travaillé avec elle. J’ai toujours eu beaucoup d’estime pour son travail. Quand elle a été choisie, je ne pouvais être plus heureux. Julia réunit le talent et le professionnalisme, ce qui est évidemment idéal pour un réalisateur, sans parler de son charisme et de sa bonne humeur permanente sur le tournage. Elle a conquis toute l’équipe.
 
Quel regard portez-vous sur l’héroïne de la novela ?
Helena est un personnage qui ensorcèle. Ce qu’il y a de plus beau chez elle, c’est la liberté dont elle fait preuve et cette capacité à aller toujours vers les autres, quels qu’ils soient. En amour aussi, Helena est généreuse même si, là encore, elle aime conserver sa liberté. Manoel Carlos a le mérite d’avoir dessiné un personnage dont les téléspectateurs se sentent proches. Et d’avoir écrit cette histoire qui nous prouve que l’amour est plus grand que nous.
 
Pourquoi avoir tourné à l’étranger, et pourquoi avoir choisi Vienne, la capitale autrichienne ?
JM: Le public brésilien est aujourd’hui habitué à découvrir le monde par l’entremise des novelas, cela fait partie du charme de cette dramaturgie populaire. Nous avions besoin d’un lieu grandiose qui serve d’écrin à la rencontre entre Laerte et Luiza une ville qui ait aussi un lien avec la musique classique puisque Laerte est flutiste.
 
Comment décririez-vous Passions secrètes en quelques mots ?
Jayme Monjardim: C’est une romance avec un ancrage réaliste très fort. L’histoire puise sa source dans la réalité même...
 
Vous avez construit une ville artificielle qui représente en réalité trois quartiers (Leblon, Copacabana e Ipanema), quel a été la plus grande difficulté de ce projet gigantesque ?
Jayme Monjardim: Le plus grand défi a été relevé par les scénographes qui sont parvenus à créer trois univers autour de trois quartiers extrêmement différents les uns des autres.
 
Qu’est ce que le public doit attendre de Passions secrètes ?
Comme dans chacune des novelas de Manoel Carlos, le public peut s’attendre à connaître beaucoup d’émotion. Les histoires qui la traversent sont belles et véhiculent de tels mécanismes d’identification que chacun peut se sentir concerné.
 

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