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Planète Outre-mer : La biosécurité aux frontières pour lutter contre les espèces invasives

  • Par Caroline Marie
  • Publié le , mis à jour le

Rat, chat sauvage, poisson lion, miconia, varroa, la liste des espèces exotiques envahissantes est longue. Elles sont parmi les principales menaces de la biodiversité Outre-mer. Les protocoles de biosécurité mis en place se concentrent sur les sites stratégiques comme aéroports et ports.

A Ouvéa, panneau d'information de lutte contre le rat noir © Caroline Marie
© Caroline Marie A Ouvéa, panneau d'information de lutte contre le rat noir
Mieux vaut prévenir que guérir. Pour éviter l’invasion de certaines espèces particulièrement toxiques, dans la plupart des îles de l’outre-mer Français, il existe des mesures de biosécurité. Que cela soit par bateau ou par avion, denrées alimentaires, plantes, animaux ou matériel agricole doivent être déclarés. Leur importation est limitée, parfois même interdite. Insectes, parasites, maladies ou espèces invasives sont le cauchemar des services sanitaires.

La biosécurité Outre-mer

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Retrouvez ici la chronique radio Planète Outre-mer sur la biosécurité aux frontières à Wallis et à Ouvéa, en Nouvelle Calédonie

Des abeilles menacées

La biodiversité des îles est particulièrement fragile. Les espèces insulaires ont évolué sans développer des capacités d'évitement, de défense suffisamment efficaces pour faire face à des espèces beaucoup plus agressives, capables de s'adapter et de coloniser des écosystèmes très variés.
Exemple : le varroa est un acarien parasite de l'abeille. Il est désormais présent dans la quasi totalité des ruches de la planète.
Une abeille infectée par un varroa © pixabay DP
© pixabay DP Une abeille infectée par un varroa
En Asie, les abeilles lui résistent car c'est une espèce qui a évolué avec ce parasite. Mais en Europe, en Afrique et en Amérique, les abeilles de l'espèce Apis mellifera meurent. Pour les protéger, on les traite le plus souvent aux antibiotiques, ce qui n'est pas sans poser un certain nombre de problèmes. Si en Martinique, en Guyane et en Guadeloupe, le varroa est présent, pour l'instant, il n'est pas en Nouvelle-Calédonie, à la Réunion, en Polynésie et à Wallis, d'où l'intérêt de préserver ces territoires.

Des rats noirs sur toutes les îles, ou presque...

Autre exemple, le rat noir amené le plus souvent dans les cales des bateaux. Ce rongeur est avec le chat sauvage, le chat haret, à l'origine de la crise de biodiversité des îles de la planète. Le régime alimentaire des rats noirs est tellement varié qu’ils peuvent faire des ravages autant sur les insectes et les oiseaux que les plantes.
Un rat noir pris au piège d'une tapette en Nouvelle Calédonie © Quiterie Duron, IRD
© Quiterie Duron, IRD Un rat noir pris au piège d'une tapette en Nouvelle Calédonie

Le rat noir est présent jusque dans les TAAF, les Terres Australes et Antarctiques Françaises. Seules 2 îles de l’Outre-mer Français sont épargnées : Ua Uka aux Marquises et Ouvéa en Nouvelle-Calédonie. L’Association pour la Sauvegarde de la Biodiversité d’Ouvéa, l’ASBO, fait tout pour éviter l’invasion du rat noir. Elle a donc mis en place un programme spécifique de biosécurité. Des pièges avec des appâts empoisonnés sont disposés tout le long du quai où les bateaux déchargent leurs marchandises. La construction d'un nouveau quai qui permettrait aux bateaux d'accoster plus facilement les inquiète.
Le rat est également à l’origine de la leptospirose, une maladie qui peut être mortelle chez l’homme.

 

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