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La justice veut mettre un coup d'arrêt à la délinquance et à la violence en Guadeloupe

  • Par Olivier Lancien
  • Publié le 30/01/2016 | 06:42, mis à jour le 30/01/2016 | 11:55

La rentrée solennelle du TGI de Pointe-à-Pitre a eu lieu vendredi 29 janvier. Deux faits marquants: l'arrivée de deux nouvelles juges, et l'activité pénale de la juridiction toujours aussi élevée. Le procureur, Xavier Bonhomme, tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme.

Les magistrats et les personnalités civiles présentes pour cette rentrée solennelle de janvier. © Olivier Lancien.
© Olivier Lancien. Les magistrats et les personnalités civiles présentes pour cette rentrée solennelle de janvier.
Des arrivées qui font du bien au TGI de Pointe-à-Pitre qui croule sous les dossiers. La première est affectée au siège, la seconde étoffe les rangs du parquet du tribunal de grande instance.
Neuf magistrats au parquet de l'arrondissement de Pointe-à-Pitre. Un effectif complet pour traiter de toute l'activité pénale. En 2015 ce TGI a reçu plus de 26000 plaintes. Si cela représente une baisse de 8% par rapport à 2014, le nombre reste important. Les jugements correctionnels sont, eux, en nette augmentation de près de 24%.


Sur toute la Guadeloupe, les chiffres sont hallucinants. 10 crimes pour 100 000 habitants en 2015, contre un peu plus de 1 pour 100 000 habitants dans l'hexagone, selon le procureur de la République Xavier Bonhomme. Les braquages à main armée et les agressions sont aussi en hausse.

 

Fichier audio

Xavier Bonhomme, le procureur de la République à Pointe-à-Pitre dénonce un sentiment d'insécurité.


L'arrivée de Sandrine Delorme comme substitut du procureur va permettre d'apporter une première réponse à cette violence dans l'archipel. Ce renfort devrait favoriser un traitement plus rapide des dossiers. La nouvelle substitut va rejoindre le pool des procureurs de permanence, capables d'impulser la procédure pénale à tout moment.

 


Un effectif supplémentaire au parquet, une première réponse, mais le procureur Xavier Bonhomme compte sur la collaboration de tous les services de l'Etat pour endiguer le phénomène. Une première réunion avec le préfet de région a eu lieu à la mi-janvier. Des mesures ont été prises, en collaboration avec les forces de police, de gendarmerie et de la douane. Un dispositif en quatre points. D'abord multiplier les contrôles (identités, routiers...), objectif la recherche et la saisie des armes à feux ou armes blanches. Ensuite, procéder systématiquement à l'expertise des armes saisies, pour éventuellement faire le lien avec d'autres affaires en cours ou non encore résolues. Puis, être en liaison permanente avec la préfecture pour le renseignement sur plusieurs dossiers. Enfin rendre plus effectif le travail du GLTD, le groupe local de traitement de la délinquance. Un groupe qui lutte au quotidien, sur le terrain, contre les actes de délinquance, qui protège les mineurs contre les violences, lutte contre l'absentéisme ou encore la déscolarisation.
Xavier Bonhomme entend agir rapidement parce qu'il détecte un sentiment d'insécurité qui se propage.
 

Fichier audio

Xavier Bonhomme, le procureur de la République à Pointe-à-Pitre, entend grâce aux actions des forces de l'ordre rassurer la population.



La justice pour enfant inquiète aussi:



Le parquet qui trouve tout aussi inadmissible que des citoyens s'arment pour, éventuellement, réagir à une agression. Le procureur l'affirme, ces individus trouveront le parquet face à eux. La lutte contre la délinquance financière est aussi une priorité. Xavier Bonhomme regrette qu'il n'y ait pas assez d'enquêteurs pour prendre à bras le corps ce type de délits.

 

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