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Les départements exigent la prise en charge du RSA par l'Etat dès 2014

  • Laurence THEATIN
  • Publié le 01/03/2016 | 17:43, mis à jour le 02/03/2016 | 11:16

Alors que les dotations de l'Etat aux départements s'érodent, le nombre de bénéficiaires du RSA ne cesse de grossir au fil des ans. Lors d'une rencontre avec l'Assemblée des départements de France, jeudi 25 février, Manuel VALLS a proposé de financer la hausse des dépenses liées au RSA. 

La Présidente du conseil départemental de la Guadeloupe fait front commun avec l'Assemblée des Départements de France dans le cadre des négociations avec le gouvernement sur le RSA. "On signe des deux mains", a même soutenu son entourage. 
Réunie aujourd'hui en assemblée générale extraordinaire elle a mandaté une délégation conduite par Alain LAMBERT, Président du Conseil Départemental de l’Orne, afin qu'elle négocie avec le gouvernement que l'année de référence pour la prise des dépenses liées au RSA soit 2014. Bercy et Matignon se basent sur l'année 2016.  
La délégation de l’ADF aura aussi pour mandat de "veiller à ce que la contribution collective demandée aux Départements tienne compte des situations spécifiques de chacun d’entre eux", écrit l'ADF dans un communiqué. Une précision ajoutée à la demande de la Guadeloupe.  Blaise Mornal, qui représentait Josette Borel Lincertin, avait pour mission de plaider pour que les particularismes des départements ou collectivités d'Outre-mer distribuant le RSA soient pris en compte, en raison des finances fragiles de ces collectivités, très sollicités par les communes, ainsi que du fort taux de bénéficiaires du RSA dans ces collectivités. Selon un rapport de l'IGAS remis à la ministre des Outre-mer, George Pau Langevin, au mois de janvier 2015, le nombre de bénéficiaires du RSA était, en 2014, trois fois supérieur en Outre-mer que dans l'Hexagone. En Guadeloupe, les bénéficiaires représentent 20% de la population. « Ces personnes à insérer ou à réinsérer sont  beaucoup plus éloignées de l’emploi que dans l’hexagone, avec de vraies problématiques liées à  l’absence des savoirs de base et à l’illettrisme, d’où des politiques plus coûteuses », selon l’entourage de la Présidente du conseil départemental. 

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