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Le cri d'alarme d'Arianespace

Près d’un mois de blocage et une activité toujours au point mort au centre spatial guyanais à Kourou.Trois campagnes de lancement interrompues pour 5 clients différents : la situation devient préoccupante, Stéphane Israël milite pour une reprise des activités à la base et en appelle aux élus.

© Arianespace
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  • Charly Torres
  • Publié le , mis à jour le
Dans un courrier du 12 avril, le Président d'Arianespace, Stéphane Israël tire la sonnette d'alarme : "...les blocages en cours, écrit-il, ont d'ores et déjà repoussé de plus d'un mois le lancement du 21 mars dernier pour le Brésil et la Corée. Un mois perdu chiffré à plusieurs millions d’euros de surcoûts pour Arianespace et les industriels du CSG, sachant que les clients concernés sont eux aussi exposés... L'image d'Arianespace poursuit-il et la disponibilité de ses services de lancement peuvent souffrir de cette situation. En outre, si le blocage devait persister, la réalisation de 12 lancements en 2017 serait menacée. Ce qui aurait des conséquences financières lourdes, et susciterait la vive insatisfaction des clients commerciaux et institutionnels qui sont libres de choisir d'autres solutions de lancement dans un contexte de vive compétition sans compter les répercussions prévisibles sur certains des quelques 9000 emplois sur la base..."

Une activité qui génère actuellement 40% de la masse salariale du secteur privé

1700 salariés travaillent avec excellence sur la base pour Arianespace, le CNES et 36 entreprises installées et regroupées au sein de l’Union des Employeurs de la Base Spatiale (UEBS). Notre activité génère 9000 emplois au total. Elle représente 40% de la masse salariale du secteur privé en Guyane. Ce qui est en jeu, c’est tout simplement la pérennité de ces emplois en Guyane est- il indiqué dans cette lettre.
Dans ce contexte difficile, le directeur d’Arianespace invite nos élus à se positionner clairement pour le déblocage du CSG :  "...Votre expression s’agissant de la possibilité d’accéder sans délai au CSG pour y reprendre les activités que nous devons honorerpour nos clients serait très importante...
Votre voix compte, car c'est désormais l'avenir de l'emploi lié à l'activité spatiale en Guyane qui est en jeu"  conclue Stéphane Israël dans ce courrier plus qu’alarmant sur les conséquences de la paralysie du CSG.

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