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Le village Norino s’ouvre au monde

Le Village Norino à Macouria lance son opération séduction ce week-end, la première de son histoire. Deux journées de portes ouvertes pour s’immerger dans la culture amérindienne Palikur.

Journée portes ouvertes au village Norino à Macouria. © JX
© JX Journée portes ouvertes au village Norino à Macouria.
  • Par Jessy Xavier
  • Publié le , mis à jour le
La fête bat son plein en ce week-end au Village Norino à Macouria. Pour la première fois de sa courte histoire ce village amérindien ouvre ses portes en grand au public pour présenter ses savoir-faire traditionnels. Au cœur de ce processus de transmission on retrouve les femmes palikur du village. Liliane Labonté membre de l’association du Village, l’association Parikwene confie ainsi qu’à force de discuter avec des touristes ou des guyanais demandant où trouver leur production, l’idée a fait son chemin du besoin d’une plus grande visibilité. Très vite l’idée se mue en projet qui fédère toute la communauté.
Démonstration de fabrication de couac par l'association Matap. © JX

Une plongée dans la culture


Des animations sportives et musicales sont au programme. Pour le public qui a répondu à l’appel, c’est une opportunité d’approfondir leur connaissance d’un pan de la culture guyanaise. Poterie, sculpture, perlerie, peinture corporelle ou encore vannerie, l’étendu des activités proposées est riche. Des jeunes de Camopi ont fait le déplacement pour participer aux échanges sportifs, et l’association Matap de Saint-Georges de l’Oyapock a fait le déplacement pour présenter des démonstrations de fabrication de couac. Issu du manioc, le couac est à la base de nombre de plats amérindiens mais aussi une source de revenus pour les membres de l’association.

Préserver la tradition

 
Créé il y a 12 ans le village Norino est composé de près d’une trentaine de familles, essentiellement de l’ethnie Palikur, bien que le métissage soit de plus en plus courant. Le chef coutumier Jean Narcis estime qu’il est cependant essentiel de préserver un certain mode de vie et la tradition. « Nous souhaitons montrer notre culture, et continuer à participer au développement de la Guyane » nous explique-t-il en substance. Questionné sur l’avenir de son village, il sait qu’il ne peut que grandir, rassurer par une jeune génération qui semble désormais consciente de l’héritage qui est le sien.

 

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