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Incident sur l'A380 : "le moteur ne tenait qu’à un fil" selon un Polynésien à bord [TEMOIGNAGE]

Samedi dernier, un incident très rare s’est produit sur un A380 d’Air France. Une partie du réacteur s’est décroché en plein vol obligeant à un atterrissage d’urgence au Canada. A bord de l’avion, plus d’une dizaine de Polynésiens dont un diacre qui témoigne.

Médéric Bernardino © DR
© DR Médéric Bernardino
  • La1ere.fr avec Polynésie 1ère
  • Publié le , mis à jour le
Samedi dernier, un avion d'Air France Paris-Los Angeles a dû se poser en urgence à l'aéroport militaire de Goose Bay, au Labrador (Est du Canada), sans dommages pour ses 520 occupants (496 passagers et 24 membres d'équipage). Parmi ces passagers, 12 polynésiens se trouvaient à bord selon Médéric Bernardino, lui-même Tahitien. 

Un incident rare

Des images impressionnantes prises par un passager et diffusées sur Twitter montrent un de ses quatre réacteurs - un moteur GP7200 fabriqué par Engine Alliance, un consortium entre General Electric et Pratt and Whitney - amputé de sa partie avant soufflante et de son capotage. Il s'agit d'un incident "rare", ont indiqué des experts. Pour l'heure, l'origine de l'incident de samedi reste indéterminée.


"Un moteur qui ne tenait qu'à un fil"

Des Polynésiens étaient à bord de cet avion, dont le diacre Médéric Bernardino. Après 5 heures de vol raconte-t-il :"On avait l'impression que l'avion avait heurté un mur, le moteur a volé en éclat. on avait l'impression qu'il ne tenait qu’à un fil", a confié l'homme à sa fille Liana qui a réussi à le contacter par téléphone. Le diacre raconte qu’il n’y a pas eu de panique à bord. Tout le monde a gardé "son sang froid", dit-il. Ecoutez ci-dessous son témoignage :

Témoignage


Le diacre Médéric Bernardino raconte également les conditions de prise en charge dans un aéroport militaire au Canada. "Sans aucune structure, sans aucun hôtel, sans centre d'accueil, ce qui fait que nous sommes restés 12h à bord de l'avion", raconte-t-il. "On pouvait pas charger nos Vini, donc on ne pouvait pas téléphoner". "Le commandant m’a raconté qu’on aurait pu se perdre définitivement", ajoute-t-il. Et le diacre se félicite encore que tous les passagers soient "en vie".

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