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Macron appelle à l'apaisement avec son homologue comorien

Emmanuel Macron et son homologue comorien Assoumani Azali ont appelé à "l'apaisement et à la confiance mutuelle" et à un renforcement de la coopération entre les deux pays, après les propos polémiques du chef de l'Etat français sur les "kwassa-kwassa", a-t-on indiqué lundi à l'Elysée.

© CHARLES PLATIAU / POOL / AFP
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  • La1ère avec AFP-Reuters
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L'échange téléphonique entre les deux dirigeants a été "cordial, ouvert et constructif", a-t-on précisé de même source. Ils se sont engagés, selon l'Elysée, à travailler "dans un esprit d'apaisement et de confiance mutuelle" à "renforcer la coopération dans tous les domaines pour empêcher de nouveaux drames humains".
 

Surmonter les contentieux entre les deux pays 


Ils sont convenus de réunir à "brève échéance" le Haut Conseil paritaire franco-comorien qui "abordera à la fois les enjeux de sécurité et de développement", et ont appelé à surmonter les contentieux qui ont "divisé nos deux pays pendant des décennies".
 
Les propos d'Emmanuel Macron, qui avait plaisanté jeudi dernier en Bretagne sur les "kwassa-kwassa" - des embarcations régulièrement utilisées par des migrants des Comores pour rejoindre Mayotte, le département français voisin - avaient provoqué un froid diplomatique avec ce pays d'Afrique australe.


Entre 7.000 et 10.000 personnes ont perdu la vie depuis 1995


"Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c'est différent", avait déclaré le chef de l'Etat, dont les propos captés par une caméra ont suscité ce week-end l'indignation également en France, d'élus de droite comme de gauche. Entre 7.000 et 10.000 personnes ont perdu la vie depuis 1995 en tentant la traversée entre les Comores et Mayotte, selon un rapport du Sénat français datant de 2012. 
Plus de 200 personnes ont manifesté lundi sur le parvis du Trocadéro © CITIZENSIDE / AlphaCitizenEye ACE / Citizenside
© CITIZENSIDE / AlphaCitizenEye ACE / Citizenside Plus de 200 personnes ont manifesté lundi sur le parvis du Trocadéro
Le ministre comorien des Affaires étrangères, Mohamed Bacar Dossar, avait estimé un peu plus tôt lundi, dans une interview à l'AFP, que des excuses de la part de la France étaient "nécessaires". Interrogé par Reuters à ce sujet, l'entourage d'Emmanuel Macron n'a pas souhaité préciser si le chef de l'Etat avait prononcé des excuses à son homologue lors de leur entretien téléphonique. 

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