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Maria : les agriculteurs guadeloupéens obtiennent un délai pour demander des aides

La préfecture de Guadeloupe a accordé jeudi 9 novembre un allongement de délai aux agriculteurs sinistrés par l'ouragan Maria pour déposer leurs demandes d'aides. Ils auront jusqu'au 19 décembre pour se manifester, sous certaines conditions.

Photo d'un champs de bananes à Capesterre-Belle-Eau en Guadeloupe après le passage de l'ouragan Maria © Helene Valenzuela / AFP
© Helene Valenzuela / AFP Photo d'un champs de bananes à Capesterre-Belle-Eau en Guadeloupe après le passage de l'ouragan Maria
  • La1ère avec AFP
  • Publié le , mis à jour le
La "période de dépôt des dossiers" pour les agriculteurs guadeloupéens souhaitant obtenir une aide au titre de la calamité agricole après le passage de l'ouragan Maria a été prolongée, comme le réclamaient ces derniers, a annoncé la préfecture de Guadeloupe jeudi 9 novembre. La reconnaissance de calamité agricole pour l'ensemble de la Guadeloupe a été déclarée le 31 octobre dernier, suite aux fortes précipitations et aux vents violents de l'ouragan Maria, qui a notamment ravagé la totalité des bananeraies, principale culture de l'île.


Les agriculteurs ont désormais jusqu'au 19 décembre pour déposer leur dossier. Ils avaient demandé une prolongation du délai lors du passage du Premier ministre Édouard Philippe en Guadeloupe début novembre. 
C'est le fonds de secours des Outre-mer qui est mobilisé pour l'indemnisation, un dispositif complémentaire aux assurances pour les dégâts matériels non assurés : entre autres, les pertes de fonds et de revenus des exploitants agricoles.

Une aide sous conditions

Les agriculteurs qui peuvent prétendre à une aide doivent répondre à "certaines conditions", précise toutefois la préfecture : "avoir subi chaque culture considérée, un niveau de perte supérieur ou égal à 25% du tonnage de référence de l'année et de 36% pour la banane" et avoir "enregistré un niveau de perte supérieur ou égal à 13% du chiffre d'affaires total de l'année."

Des conditions qui devraient être remplies, notamment dans la filière banane, dans la mesure où, selon les producteurs "100% de la production de bananes a été détruite en Guadeloupe". "Le taux moyen de l'aide ne pourra excéder 30% pour les pertes de récoltes et 35% pour les pertes de fonds", indique la préfecture, rappelant que "les demandeurs pourront faire l'objet d'un contrôle".

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