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Le nouveau départ de Monfils

Le tournoi de Metz qui a débuté lundi voit Gaël Monfils retrouver les terrains de tennis après quatre mois d’absence. Un retour que l’Antillais appréhende autant qu’il attend, sans savoir ce que cela va donner.

  • Benoît JOURDAIN
  • Publié le , mis à jour le
Brian Baker, américain, 62e joueur mondial. Pas un anonyme, pas une star de l’ATP, mais un joueur "normal" de l’ATP Tour. C’est lui, le dernier adversaire de Gaël Monfils sur le circuit avant le break forcé de quatre mois du Français.

A Nice, en mai dernier, l’Américain l’avait emporté 6-3, 7-6 face à un Monfils qui souffrait déjà d’une rotule bipartite. Une blessure toujours présente que le joueur a enfin décidé de soigner écoutant les conseils du docteur Montalvan. Cela a pris quatre mois et l’a contraint à décliner des participations à Roland-Garros, à Wimbledon, aux JO et enfin l’US Open. Quatre des cinq plus grands rendez-vous d’une saison que Monfils au moment de la débuter espérait la plus pleine possible. On est loin du compte et ce mardi face au Belge Olivier Rochus, 100e mondial, Gaël Monfils va repartir de zéro. Désormais 44e joueur mondial, il s’attend à souffrir ce mardi sur la surface de Metz même s’il a de bons souvenirs dans cette salle.

On a beau courir et faire de la muscu, quand on joue, il y a le bras, l’épaule et tout est différent", a déclaré devant la presse le vainqueur du tournoi en 2009. Son seul repère de jeu ? Un set face à son ami et voisin en Suisse, Jo-Wilfried Tsonga. "J’ai fait un set d’entraînement avant de venir ici et je me suis fait éclater par Jo", a-t-il raconté.

L’envie est là, mais les moyens ?

Avant sa blessure, ce match contre Rochus n’aurait été qu’une formalité, mais là, cette rencontre va être une autre histoire. Pessimiste ou réaliste, il sait "bien que àa ne va pas du tout être ça", il craint aussi "d’être carbo au bout d’une heure", ou encore de se "faire éclater".

Si Monfils le joueur manque évidemment de confiance et de rythme, Monfils le compétiteur est déjà sur le pied de guerre. "Ce qui est chiant, c’est que j’ai envie de gagner le tournoi. J’ai l’impression d’être le même type, d’être N.14 mondial", a-t-il avoué. Le compétiteur a donc souffert de rater les JO, "c’était quand même vraiment dur". Il a soigné sa déception en faisant "un petit tour du monde tranquillement".

"Je suis allé loin et à côté. Partout", a-t-il assuré, il a vu des choses "bien plus importantes que mon sport" et a appris sur lui. "Je me suis vu plus patient que je ne le pensais. J’avais une vie normale. De temps en temps, cela fait du bien." Mais l’amour du tennis n’a pas disparu, bien au contraire.

"C’était une période où j’avais envie de jouer énormément, ce n’était pas facile à encaisser". A Metz, il sait qu’il va jouer "un tennis convenable", "mais sur un court de tennis on est deux à jouer", a-t-il précisé. L’autre, Olivier Rochus donc, Monfils l’a battu deux fois en 5 confrontations, les deux dernières (2007 à Roland-Garros et 2010 à Rotterdam). Jamais deux sans trois ?

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