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Chikungunya : Fin de l'épidémie en Martinique

Tous les indicateurs sont en baisse ce qui conduit le Comité d'Experts des Maladies Infectieuses et Emergents (CEMIE) réuni le mardi 6 janvier, a proposé de déclarer la fin de l'épidémie de Chikungunya qui a touché 140 000 personnes. La préfecture a donné son accord ce jeudi soir, 16 janvier 2015.

© Martinique 1ère
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D'après les dernières estimations de l'ARS (Agence Régionale de Santé) au cours de la première semaine de janvier 2015, le nombre de cas évocateurs de Chikungunya vus en consultation par les médecins généralistes s’élevait à 179.

140 000 personnes touchées
 
Depuis le début de l’épidémie (décembre 2013), on estime donc à 72 606 le nombre de patients vus en consultation de ville par des médecins généralistes pour motif de suspicion de Chikungunya. Compte tenu du nombre de malades n'ayant pas consulté un médecin, l'ARS estime, sur la base d'une enquête flash réalisée  en juillet dernier, qu'au minimum 140 000 personnes vivant en Martinique ont été touchées par l'épidémie (soit près d'1/4 de la population).

Baisse continue depuis fin 2014

Depuis maintenant trois semaines, le nombre de ces cas évocateurs est inférieur à 200 pour 82% des communes de Martinique. Par ailleurs, l'ensemble des autres indicateurs est toujours en forte régression (consultations aux urgences et SOS médecin en baisse).

Le nombre de patients hospitalisés plus de 24h n'a pas évolué (1 265 dont 202 sévères, soit un taux de sévérité toujours égal à 19%) et un nombre de décès liés indirectement au Chikungunya inchangé avec 49 décès à l'hôpital et 34 décès à domicile.

Fort de ces indicateurs à la baisse, le Comité d'Experts des Maladies Infectieuses et Emergents (CEMIE) s'est réuni le mardi 6 janvier et a proposé de déclarer la fin de l'épidémie de Chikungunya. La préfecture a officialisé cette décision ce jeudi soir, 15 janvier 2015.

Surveillance et prévention se poursuivent

Malgré l'annonce de la fin de l’épidémie, le Chikungunya reste présent en Martinique par la circulation de l’Aèdes Aegypti. Le risque d'être confronté dans les années à venir à une nouvelle épidémie liée au moustique est réel. "Si l'épidémie est terminée, nous devons tous poursuivre nos efforts pour éviter une récidive", préviennent les autorités.

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