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L'Aéroport International Martinique Aimé Césaire poursuit son extension

L’aéroport Martinique Aimé Césaire du Lamentin poursuit ses travaux de réaménagement, de modernisation et d'extension, un chantier engagé depuis 2015, face à la croissance constante de la plateforme.

Vue d’ensemble de la plateforme aéroportuaire à la fin des travaux, en 2020. © SAMAC
© SAMAC Vue d’ensemble de la plateforme aéroportuaire à la fin des travaux, en 2020.
  • Guy Etienne - Peggy Pinel-Féréol
  • Publié le
Depuis sa mise en service il y a 52 ans, l'aérogare, rebaptisée Aéroport International Martinique Aimé Césaire en 2007, a connu de nombreux chantiers.
Première transformation, six ans après sa mise en service, pour l’agrandissement et la modernisation de l’aérogare passagers. La nouvelle surface passe alors à 8 400m2 et dissocie désormais le trafic arrivée du trafic départ.  

L’aéroport pouvait accueillir jusqu’à 800 passagers aux heures de pointe


Puis en 1974, la piste d’envol est prolongée jusqu’à 3 000 mètres pour permettre l’arrivée et le départ sans escale intermédiaire des premiers Boeing 747.
En ce qui concerne le fret de marchandises, dont le volume a considérablement augmenté entre-temps, la nécessité d’une nouvelle aérogare de fret s’imposait. Ce sera chose faite en 1972, avant la mise en service d’une installation plus moderne en 1993, puis l’aérogare passagers suivra.

L’inauguration a lieu précisément le 8 juillet 1995 en présence d’un invité prestigieux, le fameux supersonique Concorde. Une remise à niveau qui était nécessaire, face à l’augmentation du trafic et à l’inadéquation de l’ancienne structure, après plus de vingt ans d’activité. Puis en 1997, la nouvelle tour de contrôle est inaugurée. 

Plus récemment, cet aéroport, qui a aussi revisité ses systèmes de sécurité notamment depuis les attentats de 2001, s’est doté d’équipements technologiques performants pour mieux répondre aux défis des années à venir, tels que le nouveau système de gestion du parking et de l’affichage, ou encore la mise en place de points WiFi et d’accès ADSL.

Aujourd’hui, ce terminal s’étire sur une superficie de 24 000 m² pouvant accueillir jusqu'à 2,5 millions de passagers par an. Pour le fret, c’est 9 400 m² de surface, d’une capacité de 20 à 30 000 tonnes de chargement chaque année.

Et ce n'est pas fini !


Le prochain tronçon qui doit démarrer en 2018 prévoit notamment plus d’espace en salle d'embarquement pour les vols régionaux et internationaux, de nouveaux commerces, ou encore le repositionnement des comptoirs des loueurs de véhicules.

"Nous avons aujourd'hui les résultats que l'on connaît, une croissance de plus de 10% de 2016 à 2015 et en 2017, nous sommes sur une croissance de plus de 4% par rapport à 2016. Pour traiter ce trafic il faut des installations à la hauteur en termes de dimension et de qualité donc nous avons conçu un projet de développement de l'aéroport qui a commencé depuis 2015 avec la modernisation et le changement de toutes nos passerelles, la modernisation du parking véhicules publics, le changement de notre centrale d'énergie de secours, la centrale de climatisation et aujourd'hui nous sommes sur le dur avec l'extension et la modernisation de l'aérogare", détaille Frantz Thodiard, le président du directoire de la Samac (Société Aéroport Martinique Aimé Césaire)
Le calendrier des travaux a commencé en 2015 et devrait se poursuivre jusqu'en 2020. © SAMAC
© SAMAC Le calendrier des travaux a commencé en 2015 et devrait se poursuivre jusqu'en 2020.
20 000m2 de surface supplémentaire devrait être rajoutée avec des salles de livraison bagages et d'embarquement plus grande ou encore un nombre de banques d'enregistrement plus important pour les départs.
Le coût de cette future extension est estimé à 43 millions d'euros. La facture globale du projet dont le chantier a débuté il y a deux ans devrait atteindre 123 millions à l'horizon 2020.

Un chantier qui crée la discorde 


Des professionnels du BTP n'ont pas hésité à intervenir lors de la présentation de la suite du chantier aéroportuaire, Raymond Granville de la CGTM-BTP dénonce l'attribution de ce marché d’extension à la société italienne INSSO, retenue après appel d’offres. 

"La société qui a obtenu le marché de construction de l'aérogare du Lamentin est une société coutumieuse du dumping social à savoir qu'elle obtient le marché, emploi des salariés dits détachés selon la convention de leur pays d'origine alors qu'en Martinique nous venons de signer une grille de salaire pour les ouvriers et pour les hommes du BTP. Donc nous souhaitons qu'ils appliquent les salaires des ouvriers du BTP de la Martinique. Et s'ils ne veulent pas cela, à ce moment nous allons monter au créneau parce qu'il faut que la DIECCTE suivre ça" précise-t-il.

De son côté, le maître d'œuvre du chantier, assure que les ouvriers seront rémunérés conformément aux dispositions de la convention collective française de la profession.
"Nous travaillons à partir de la convention collective française parce que nous sommes une entreprise européenne qui travaille dans les règles du pays où nous allons. Nous allons inter agir autant que possible avec des sociétés martiniquaises comme nous l'avons faite pour le chantier de la Pointe Simon. Nous n'avons pas eu de problèmes syndicaux sur les chantiers sur lesquels nous sommes présents" rassure Aléssendro Cambri, le manager régional.

La nouvelle plateforme aéroportuaire qui devrait accueillir une salle d'embarquement pour les vols régionaux et une autre pour les internationaux sera selon la Samac, opérationnelle d'ici à 2020. 

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