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Un air de fronde souffle de nouveau au Parti Progressiste Martiniquais

Fred Lordinot, Daniel Chomet, Eric Coppet, et aujourd’hui, Yvon Paquit, la liste des frondeurs du Parti Progressiste Martiniquais s'allonge. Le bureau politique décidera le 14 août prochain de la suite à donner aux déclarations publiques d'Yvon Paquit. Il est le dernier à avoir défier le parti.

Serge Letchimy face aux frondeurs du PPM © Maurice Violton
© Maurice Violton Serge Letchimy face aux frondeurs du PPM
  • Maurice Violton
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Yvon Paquit représente une concurrence à Maurice Antiste candidat de la coalition EPNM et à Catherine Conconne, candidate déclarée du Parti Progresiste Martiniquais aux sénatoriales du 24 septembre 2017.
Sa candidature qu'il définit comme "personnelle et citoyenne" contrarie, attriste, et surtout affaiblit les progressistes qui sont à un tournant. Le PPM entend procéder à un renouvellement de ses cadres, et il a conscience que l’horloge tournant, certains veulent obtenir à tout prix, un poste, avant d’être emportés par de nouveaux venus ambitieux. De haut-placés du parti, à demi-mot, déplorent quand même une tendance de plus en plus grande : les égos prennent de plus en plus de place.

L’individualisme l’emporte face au collectif

Le PPM doit donc apprendre à gérer de fortes personnalités, très en pointe pour l’action publique, mais pas assez disciplinées pour respecter les logiques de groupe, et surtout assumer les décisions lors d’un processus de désignation. Serge Letchimy et son équipe devront vite rectifier le tir.

Vu de l’extérieur, on assiste quand même à une explosion d’insatisfaction sur la place publique, et à quelque chose qui ressemble à une hémorragie. Fred Lordinot, Daniel Chomet, Eric Coppet, sont en disgrâce depuis la présidentielle et sont partis ailleurs former leur mouvement. Daniel Robin, s’est mis en congé, et cherche refuge à la République en Marche. Aujourd’hui, Yvon Paquit qui défie la machine, pour les sénatoriales. Ça commence à faire beaucoup.

Le président qui a retrouvé le sourire après sa très large victoire, à la députation, après la désillusion de la CTM, doit resserrer les boulons. A moins qu’il ne considère que tout cela fasse partie de la vie d’un parti, et donc, qu’il soit un adepte de la formule "circulez, il n’y a rien à voir" !

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