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La Caraïbe soutient le président Nicolas Maduro face à la crise au Venezuela

Les ministres des affaires étrangères de la CARICOM, la Communauté Caribéenne, se réunissent à Barbade. Une délégation du Venezuela est présente pour parler de la crise qui paralyse le pays. Des membres de la communauté vénézuélienne à Barbade ont été interpellés par les forces de l'ordre.

Manifestation devant l'ambassade du Venezuela à la Barbade © Capture d'écran FB
© Capture d'écran FB Manifestation devant l'ambassade du Venezuela à la Barbade
  • Par Caroline Popovic
  • Publié le
Un groupe de femmes, toutes originaires du Venezuela voulaient exprimer leur opposition au régime du président Nicolas Maduro, mais les ministres des affaires étrangères de la CARICOM ont refusé de les écouter. Interpellées par la police, elles ont été éloignées du lieu de la réunion.
Barbade: des ressortissants vénézuéliens © barbados today
© barbados today Barbade: des ressortissants vénézuéliens
La CARICOM refuse toute critique du régime de Nicolas Maduro et ne fait aucune déclaration sur les manifestations au cours desquelles 40 personnes ont été tuées depuis avril dernier. Des ONG (Organisations Non Gouvernementales), ont demandé à la CARICOM d’envoyer une mission pour analyser la situation au Venezuela, une initiative jugée inutile par la Communauté Caribéenne. 

La crise vénézuelienne est un problème interne

La CARICOM indique que seule la dialogue entre le gouvernement et l’opposition peut résoudre la crise.

“La République Bolivarienne a toujours soutenu la CARICOM et a fait plus de choses pour la région que d’autres grandes puissances, déclare Louis Straker, ministre des affaires étrangères de Saint-Vincent et les Grenadines.











Le Venezuela aide la Caraïbe

La Caraïbe a bénéficié des programmes de coopération crées par Hugo Chavez, feu le président vénézuélien. L’ALBA, l’Alternative Bolivarienne pour Amérique latine et la Caraïbe, la CELAC, la Communauté des États d’Amérique Latine et la Caraïbe et Petrocaribe ont financé les projets de développement d’une importance  jamais vue dans la Caraïbe.

Mais les mouvements de loyautés sont différents au sein de la CARICOM. Sainte-Lucie, le Guyana, la Jamaïque et les Bahamas sont contre un soutien total au régime de Nicolas Maduro.

Gauche à droite: Ralph Gonsalves, premier ministre de St. Vincent et les Grenadines, Timothy Harris, premier ministre de St. Kitts et Nevis et Nicolas Maduro, président du Vénézuela © oecs
© oecs Gauche à droite: Ralph Gonsalves, premier ministre de St. Vincent et les Grenadines, Timothy Harris, premier ministre de St. Kitts et Nevis et Nicolas Maduro, président du Vénézuela
Les 15 pays membres de la CARICOM appartiennent également à l’OEA, l’Organisation des États des Amériques. Son secrétaire général, Luis Amalgro condamne le régime vénézuélien. Il a ouvertement tenu des réunions avec l’opposition.  
Le 31 mai 2017, l’OEA tiendra une réunion sur le Venezuela à Washington. Cinq pays membres de la CARICOM sont pour, 6 sont contre. Les critiques fustigent la CARICOM pour son incapacité de parler d’une voix unie. Pourtant, la crise au Venezuela affecte déjà les pays membres de la CARICOM.

Depuis le début de la crise, Trinidad et Tobago, le Guyana, le Suriname et Curaçao ont enregistré un flux élevé de vénézuéliens qui fuient l’instabilité de leur pays.  

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