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Le CHU de Martinique placé sous administration provisoire

Le ministère de la Santé et l’ARS ont placé le CHU de Martinique, sous administration provisoire. Depuis 2016, le déficit annuel du CHUM a plus que doublé, il atteint aujourd'hui trente millions d’euros.

L'Hôpital Pierre Zobda Quitman © MARTINIQUE 1ERE
© MARTINIQUE 1ERE L'Hôpital Pierre Zobda Quitman
  • Christine Cupit - Peggy Pinel-Féréol
  • Publié le , mis à jour le

Il s'agit d'une première pour le Centre Hospitalier Universitaire de Martinique. Le ministère de la Santé et l’ARS ont placé l'établissement, sous administration provisoire. En effet, depuis 2016, le déficit annuel du CHUM a plus que doublé, il atteint aujourd'hui trente millions d’euros.

Changement de direction 


Ainsi, deux inspecteurs généraux des Affaires Sociales prendront les fonctions de Direction Générale à compter du 1er décembre prochain pour une durée de six mois. Leur arrivée coïncidera avec le départ du Directeur Général, Nicolas Estienne qui passé plus de trois ans, aux commandes du CHU de Martinique. Ce dernier devrait rejoindre ses nouvelles fonctions à l'Inspection Générale des Affaires Sociales.

Voir le communiqué de la direction de l'établissement :
Pour les syndicats, cette décision n’est pas une surprise. À la CDMT Santé, on estime que la mise sous tutelle ne réglera pas le vrai problème de fond.
Selon Bruno Charles-Achille, secrétaire général de la CDMT Santé, l’existence d’inégalités dans l’offre de soins entre les territoires est le vrai problème. "Il y a une disparité sur le coefficient géographique, à la Réunion 31%, à la Martinique 26%, à la Guadeloupe 29%, c’est basé sur quoi ? C’est ce manque qui a fait que l’établissement est en difficulté. Alors la vraie question qu’il faut qu’on se pose en Martinique c’est est ce qu’ils veulent que le CHUM devienne un dispensaire ?" précise-t-il. 

Pour Manuel Galap, secrétaire général de l’USAM Santé, cette décision aura des conséquences, "la direction du CHUM a acté avec la direction de l’ARS donc le ministère que le temps du retour à l’équilibre, il faut supprimer 212 lits et 312 équivalents temps plein donc en fait réduire la capacité d’accueil des patients dans le service public hospitalier et tout le monde sait que nous sommes déjà en sous-effectif, tout le monde sait que nous sommes en grosse difficulté sur tous les établissements de Martinique". 

(Re)voir le reportage d'Aurélie Treuil et Patrice Chateau-Degat : 
chum

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