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Les emplois aidés, une logique contraire au libéralisme

La rentrée scolaire est fortement perturbée en raison de la suppression de postes de personnels non enseignant. Une situation résultant d’une décision politique du gouvernement d’alléger les dépenses publiques. Ce qui n’est pas sans conséquence dans la vie quotidienne.

La manifestation devant le rectorat, pour le maintien des emplois aidés en Martinique (15 septembre 2017) © Martinique 1ère
© Martinique 1ère La manifestation devant le rectorat, pour le maintien des emplois aidés en Martinique (15 septembre 2017)
  • Par Jean-Marc Party
  • Publié le
Mais quelle mouche a donc piqué le président de tous les Français ? Que lui est-il arrivé pour décider, d’un trait de plume, de supprimer 160 000 contrats aidés dans toute la France, dont la Martinique ?

Ce qui donnera immédiatement plusieurs centaines de chômeurs et chômeuses de plus chez nous, plongeant leurs familles dans la difficulté, alors qu'elles sortaient la tête de l’eau. Il paraît que ces contrats de travail temporaire financés à 75% par l’État ne répondent pas à la problématique du chômage. Qu’ils sont inefficaces, en plus d’être trop onéreux pour les finances publiques.

Le gouvernement a décidé de réduire ces aides à l’emploi provisoire au nom des économies budgétaires et de l’efficacité économique. Le président de tous les Français n’est pas libéral pour rien. Devant les protestations des élus d’Outre-mer, le gouvernement a consenti à épargner relativement nos territoires. Pas totalement, cependant.

Cette rentrée scolaire laisse démunis les chefs d’établissements scolaires, la plupart des maires de nos communes et d’innombrables associations. Une lame de fond est en train de se lever chez les parents d’élèves, les enseignants, les dirigeants associatifs pour réclamer des représentants de l’État des solutions.

Or, le préfet, pas plus que la rectrice d’académie n’ont de réponse à donner, ni d’argent à distribuer. Ils attendent les consignes et les éventuels subsides du gouvernement. La rentrée scolaire n’a pas vraiment eu lieu. La rentrée sportive s’avère compliquée. La rentrée politique promet d’être agitée.

Mais quelle mouche a donc piqué le président de tous les Français ? Au fait, pour rappel, le président a obtenu le meilleur score au premier tour de l’élection chez nous, avec 25% des voix contre 24% au total...

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