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La journée de vote coûte cher aux mairies

  • Grégory Gabourg
  • Publié le

Confrontées à d'importantes difficultés budgétaires, les mairies aimeraient réduire le coût des scrutins électoraux. D'autant que les aides accordées par l'État sont dérisoires.

Bureau de vote de Trenelle (Fort-de-France) après la messe (dimanche 13 décembre 2015). © LAV
© LAV Bureau de vote de Trenelle (Fort-de-France) après la messe (dimanche 13 décembre 2015).
Du pareil au même. L'organisation d'un scrutin en mairie coûte sensiblement le même prix, qu'il s'agisse d'une élection nationale (présidentielle) ou locale (municipales ou territoriales), soit mille cinq cents à deux mille euros en moyenne, la journée dans un bureau de vote. La somme inclut notamment, la mise à disposition des urnes, des isoloirs, du matériel de bureau et l'installation des panneaux électoraux durant la campagne.

Un personnel budgétivore...

Mais le plus important poste de dépenses reste le personnel. La municipalité doit payer les heures supplémentaires. Au Saint-Esprit par exemple, il faut compter trois cents euros en moyenne par agent pour les deux tours. Ramené au nombre d'employés (une soixantaine environ), ajouté aux frais de repas, cela fait un total de près de vingt mille euros pour la mairie. "C'est trop", estime le maire Fred-Michel Tirault, qui a décidé de réduire la voilure pour cette présidentielle. Une trentaine d'agents (soit la moitié des effectifs) seront réquisitionnés les 22 avril et 6 mai prochains, soit une économie de près de huit mille euros.


...et des élus paresseux

En d'autres endroits, ces économies auraient pu être plus importantes, si les élus ne se faisaient pas remplacer par le personnel, pour les opérations de vote. La fonction étant gratuite pour les conseillers municipaux quand ils s'en acquittent, la mairie n'aurait eu que très peu de dépenses à effectuer. Sauf que la plupart des élus sont aux abonnés absents, obligeant le maire à engager des frais supplémentaires. Un problème, alors que les collectivités, aux finances déjà fragiles, ne disposent que d'une faible dotation de l'État pour ces exercices (environ l'équivalent d'une journée dans un bureau de vote).

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