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Les militants de l'Assaupamar font annuler la sortie d'un convoi

Les représentants de l’usine Albioma, au Galion, sont repartis les mains vides hier soir (23 août. Le convoi qui devait se rendre à Trinité a été annulé en raison de la présence de militants de l'Assaupamar postés devant le port de Fort-de-France, empêchant les camions de sortir…

Les militants de l'Assaupamar enchaînés aux portes du port de Fort-de-France © FB Assaupamar
© FB Assaupamar Les militants de l'Assaupamar enchaînés aux portes du port de Fort-de-France
  • Par Grégory Gabourg
  • Publié le , mis à jour le
Les représentants de l’usine Albioma, au Galion, à Trinité, sont repartis sans rien hier soir (mardi 23 août 2016). Le convoi de fours pour l'usine d'électricité de Trinité dont les écologistes contestent l'implantation, qui devait se rendre à Trinité a été annulé. 

Les autorités ont préféré renoncer, après plusieurs heures d’observation et "d’échanges musclés" avec une trentaine de militants de l’Assaupamar, enchaînés devant le port de Fort-de-France, empêchant les camions de sortir. "Une très petite victoire", commente  Olivier Berisson, le président de l'organisation écologiste.

Vaine tentative de médiation

Le directeur de la sécurité publique a bien tenté de raisonner les militants mais a provoqué une vive tension quand il a accusé les manifestants de "vouloir faire le buzz". "Comprend-il réellement nos revendications" ? se demandent les militants de l'Assaupamar. "Voyant qu'il a fait une erreur, il a dit qu'il retire ce mot". Le président de l’association écologiste sait que ce combat sera long. 

Olivier Berisson prétend qu'il ira jusqu’au bout car "ce projet d'usine électrique baptisé Galion 2 est néfaste à la santé des martiniquais. Les fumées que dégagera cette usine, seront dangereuses pour la santé", soutient-il. De son côté Galion 2 se présente comme "la première centrale 100 % biomasse de la Martinique excluant toute combustion du charbon et conçue dans le respect des normes environnementales les plus strictes", déclarent les responsables du projet.

Nous avons tenté d’obtenir une réaction du directeur adjoint de la sécurité publique, qui devait coordonner le convoi, mais le représentant de l’État n’a pas souhaité s’exprimer.

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