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Plus de 85 000 haïtiens ont migré vers le Brésil, le Chili et l’Argentine

Les résultats notamment d’une étude de l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) révèlent que 85 000 migrants haïtiens sont entrés au Brésil, au Chili et en Argentine, entre 2014 et 2016.

Les haïtiens affluent régulièrement vers le Brésil © François Cardona (RFI)
© François Cardona (RFI) Les haïtiens affluent régulièrement vers le Brésil
  • Par Serge Zobeïde
  • Publié le
Les deux institutions se sont penchées sur  la migration haïtienne dans les pays du MERCOSUR (le Marché commun du Sud). Elles se sont rendues sur le terrain à São Paulo, au Brésil ; à Santiago, au Chili et à Buenos Aires, en Argentine.  Dans ces villes, elles ont procédé à des entretiens centrés sur les conditions et les stratégies d’accueil et d’aide proposées aux migrants haïtiens. 
 

Le Brésil accueille un grand nombre d'haïtiens


Les flux de migrants haïtiens au Brésil, au Chili et dans une moindre mesure, en Argentine ont évolué entre 2014 et 2016, par rapport à ceux enregistrés entre 2010 et 2014. Au cours des deux dernières années, ce sont des proches directs et indirects de migrants déjà installés dans les trois pays qui ont constitué le gros de ces flux.

D’après l’étude, le Brésil est le pays qui accueille aujourd’hui le plus grand nombre d’Haïtiens. Fin 2016, 67 000 permis de résidence, temporaires ou permanents, avaient déjà été délivrés. Au Chili, il y en a eu près de 18 000 à la fin de l’année 2015 et un peu moins de 1 200 en Argentine.

Les migrants haïtiens bénéficient, dans ces trois pays, d’un niveau acceptable d’accès aux droits sociaux, en particulier en termes d’éducation et de santé. Au Brésil, leur régularisation contribuerait, selon l’étude, grandement à leur accès au marché légal du travail. Pourtant, la même étude affirme qu’il n’y aurait aucune corrélation entre les mesures légales d’accès à la migration et l’accès effectif à la santé, à l’éducation, au logement et au travail.
 
L’Organisation internationale pour les Migrations et l’Institut des politiques publiques sur les droits de l’homme du MERCOSUR estiment qu’il faudra mettre en œuvre des politiques sur les entrées et les visas, ainsi que des mécanismes d’intégration.

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