publicité
Élections 2017
avec

M'alerter dès que les résultats seront publiés

Politique : le ministère des Outre-mer bientôt supprimé ?

Les discussions se poursuivent pour composer le premier gouvernement de l’ère Macron. Le nom du titulaire du fauteuil de l’Outre-mer est attendu avec impatience. À condition que ce ministère ne soit pas supprimé, comme il en est question.

Ministère de l'Outre-Mer, rue Oudinot à Paris © Outre mer 1ère
© Outre mer 1ère Ministère de l'Outre-Mer, rue Oudinot à Paris
  • Par Jean-Marc Party
  • Publié le
Le nouveau président a l’intention de nommer un "référent " auprès de chaque ministre appelé à traiter avec l’Outre-mer. Un genre d’expert, susceptible de donner des idées, d’avancer des propositions, de préparer les décisions. Une orientation qui laisse à penser que, conformément à son souhait de renouveler les pratiques politiques, le nouveau président veut trancher avec le passé pas toujours glorieux de ce ministère.

La question de la suppression du ministère des Outre-mer peut sembler saugrenue, mais cette hypothèse surgit de temps en temps depuis une vingtaine d’années dans le microcosme politique. Et elle est tout aussi régulièrement oubliée. Les groupes de pression de nos territoires disposent par le biais de ce ministère d’une porte ouverte vers le gouvernement pour défendre leurs intérêts.

D’où la difficulté de supprimer cet héritier du secrétariat d’État à la Marine, créé sous Louis XIV, dont le premier titulaire en 1669, fut le ministre Colbert, avant de devenir le ministère de la Marine et des colonies en 1790. Le poids de l’histoire est là, massif.
Autre question à l’ordre du jour : à quoi sert vraiment ce ministère ? L’essentiel des dépenses effectuées par l’État transite par les ministères de l’Éducation, de l’Économie, de l’Intérieur ou de la Défense. Or, 15% seulement de ces dépenses passent par "Medetom", comme on dit dans le jargon technocratique.

Question subsidiaire : à quoi bon y nommer un originaire de l’une des 11 collectivités d’Outre-mer ? Il ou elle privilégie son territoire d’origine. Ce qui est compréhensible, mais dommageable pour la neutralité qui sied à cette fonction. Et puis, si les habitants des Outre-mers sont des citoyens français à part entière, il conviendrait, en toute logique, de remettre en cause un symbolise illustrant leurs particularismes, de moins en moins revendiqués, du reste.

L’innovation, l’audace et l’inattendu étant les maîtres-mots de la séquence politique que nous vivons, la suppression de Medetom constituerait une indéniable marque de modernité.

Sur le même thème

  • éditorial

    Politique : la Martinique parent pauvre des gouvernements

    À quand une personnalité de Martinique au gouvernement ? La question se pose régulièrement depuis que des originaires d’Outre-mer sont nommés quasiment à chaque remaniement ministériel. Ce sera peut-être le cas après les élections législatives, qui sait ?

    Mis à jour aujourd'hui à 06h35
  • éditorial

    Législatives : des candidats à la peine

    Les 53 candidats au mandat de député sont-ils bien informés du rôle et des missions du parlementaire ? On se prend à en douter, à entendre certains propos hors-sujet.

    Mis à jour le vendredi 26 Mai 2017 à 12:38
  • éditorial

    D’une élection à l’autre, le paysage politique bouge

    Une élection chasse l’autre, sans répit pour certains militants dont beaucoup ont participé à la récente campagne présidentielle. Certains se sont engagés dans la bataille des législatives comme si les enjeux étaient les mêmes pour les deux élections. Pas si simple…

    Mis à jour le jeudi 25 Mai 2017 à 04:14
ECOUTER    VOIR    S'INFORMER   Partout et à tout moment
Mobile devices
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play

Votre avis nous intéresse !

Votre site 1ère se modernise, nous aimerions savoir ce que vous en pensez.
Cela ne prendra pas plus de deux minutes.

Donnez votre avis