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Présidentielle : Sarkozy pourra-t-il sauver Fillon ?

  • Par Jean-Marc Party
  • Publié le

La campagne présidentielle de la droite prendra-t-elle une nouvelle tournure ? La question se pose, après la rencontre inattendue hier (mercredi 15 février) entre François Fillon et Nicolas Sarkozy. Rien n’est moins certain, cependant, tant le candidat désigné aura été inconséquent.

Nicolas Sarkozy et François Fillon, le 5 septembre 2015, à La Baule. © Jean-Sebastien Evrard / AFP
© Jean-Sebastien Evrard / AFP Nicolas Sarkozy et François Fillon, le 5 septembre 2015, à La Baule.
"Alé’a, sé ta’w ; viré’a sé ta mwen". Nos sarkozystes locaux ont dû se remémorer cet adage créole selon lequel toute marque de dédain ou de mépris envers son adversaire finit par se payer un jour ou l’autre. Car c’est bien cela qu’il illustre, ce déjeuner inattendu entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, à la demande ce dernier.

Le candidat de la droite appelle au secours celui qu’il a battu à la régulière, à la manière d’un naufragé se rappelant qu’il n’aurait pas dû jeter par-dessus bord les bouées de secours. Position humiliante pour le Monsieur Propre de cette campagne.

Que se sont dit les deux hommes ? Nous ne le saurons pas avant plusieurs jours. Mais on peut imaginer aisément le dialogue entre l’ex-président et l’ex-Premier ministre. Nicolas Sarkozy a énoncé ses conditions pour paiement de son soutien. François Fillon a fait état de sa légitimité, assise sur le vote majoritaire des électeurs de droite.

Aucune décision ne semble avoir été prise. Car le choix est cornélien entre le retrait du candidat choisi ou son maintien dans la course. Les deux scénarios comptent autant d’inconvénients l’un que l’autre. Mais il est clair que la campagne présidentielle de la droite est fortement compromise par l’inconséquence de son candidat qui menace de faire couler sa famille politique.

En tout cas, s’il y a bien une certitude, dans ce cyclone, c’est que Sarkozy compte encore, bien qu’il se fasse discret et qu’il se réjouisse en privé des malheurs de celui que se voyait déjà en haut de l’affiche. Lequel doit ruminer, tel un pensum, un autre adage bien à propos : "On a souvent besoin d’un plus petit que soi".

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