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La question du renouvellement se pose au Mouvement Indépendantiste Martiniquais

Le MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais), est à un tournant de son histoire. L’heure est au renouvellement de tout : de ses dirigeants, de sa façon de concevoir la politique, ou sa communication.

Réunion mensuelle du MIM (24 février 2017) au Robert. © ALAIN LIVORI
© ALAIN LIVORI Réunion mensuelle du MIM (24 février 2017) au Robert.
  • Maurice Violton
  • Publié le
Dans la série de nos reportages sur les partis politiques de Martinique, arrêtons nous aujourd’hui sur le cas du MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais). Le MIM est à un tournant dans son histoire. L’heure est au renouvellement de tout : de ses dirigeants, de sa façon de concevoir la politique, ou de sa communication.

La communication du MIM, talon d’Achille d’une formation qui en est restée au siècle dernier dans sa pratique. Elle peut se résumer en une phrase : la fuite en avant. Personne où presque ne décroche quand on ne veut savoir comment le parti envisage son futur immédiat. La communication, même en interne,  pose problème.

Au grand désarroi de certains cadres : aucun briefing n’a eu lieu depuis les dernières législatives. Les membres du Conseil National disent laconiquement que tout se fera à la rentrée de septembre. Traditionnellement, le Conseil National se tient le deuxième vendredi du mois. On suivra notamment le comportement des frondeurs qui s’étaient manifestés lors du soutien d’Alfred Marie-Jeanne à Fabrice Dunon, lors des législatives de juin dernier.
 
Jean-Philippe Nilor, l'homme du renouvellement ?
 
Le renouvellement du MIM devrait être incarné notamment par Jean-Philippe Nilor, le député réélu haut la main, dans le sud. Réélu et qui souhaite réformer le parti. Il le dit très clairement : il faut réactualiser les idées. Il faut réactualiser la manière de faire la politique, de concevoir le pouvoir, de concevoir la CTM. Et il dit encore : "Il faut renouveler les cadres". Des propos qui crispent bien des cadres historiques du mouvement.

Est-ce à dire que l’homme de Sainte-Luce entend prendre les choses en main et effectuer sa révolution dans les prochains jours ? Jean-Philippe Nilor n’en affiche pas l’intention, pour l’instant. Ses proches de plus en plus nombreux, estiment pour autant qu’il est grand temps de donner un vrai coup de pied dans la fourmilière. Le fera-t-il ? Car il faut composer avec le président Alfred Marie-Jeanne qui a affiché son intention, en déclarant qu’il est candidat à sa succession à la CTM en 2021. Décidément, rien n’est simple au MIM...
 

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