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Des salariés dénoncent des retenues sur salaires après les ouragans

Plusieurs salariés dénoncent des retenues sur salaires, pour avoir appliqué les consignes de confinement décrétées par les autorités, lors du passage des ouragans Irma et Maria. L’affaire est prise au sérieux par le syndicat CDMT qui entend saisir le préfet. 

Salariés et patrons s'interrogent après les journées non travaillées suite aux passages des ouragans © Martinique 1ère
© Martinique 1ère Salariés et patrons s'interrogent après les journées non travaillées suite aux passages des ouragans
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Selon la CDMT (Centrale Démocratique Martiniquaise des Travailleurs), plusieurs salariés dénoncent des retenues sur salaires, pour avoir appliqué les consignes de confinement décrétées par les autorités, lors du passage des ouragans Irma et Maria, en septembre dernier.
 
 

La CDMT veut saisir le préfet et le MEDEF préconise la négociation


Lorsque la préfecture décide de confiner la population dans l'attente du passage d'un ouragan, la CDTM assure qu'une mesure spécifique est applicable dans les entreprises. "Il existe une caisse spéciale qui fait l'objet d'un accord entre les patrons et les organisations syndicales", déclare Félix Relautte, l'un des secrétaires généraux de la CDMT. "Si les entreprises sont éligibles à ces aides là, aucun problème, elles reçoivent les fonds nécessaires".

Patrick Lecurieux-Durival, le délégué général du MEDEF Martinique rappelle que l'île subit régulièrement ce type d'arrêt de travail forcé et que la négociation est de mise. "Nous avons préconisé auprès de nos adhérents les mêmes dispositions que celles qui avaient été prises les fois précédentes, à savoir une négociation en interne au sein des entreprises pour voir avec chaque salarié le dispositif qui semblait le plus adapté à ses souhaits et à ses possibilités. Les salariés n'ont pas eu le choix, ils ont été obligés de subir le confinement du fait de l'arrêté préfectoral. Ce n'est pas à eux à supporter ce confinement et ce n'est pas non plus aux entreprises à en subir le coût", explique le délégué général du MEDEF.

"Nous allons demander au préfet lorsqu’il prend ses dispositions [confinement, ndlr), de compléter sa note pour indiquer comment les patrons doivent réagir afin que les travailleurs ne soient pas ceux qui paient les pots cassés une fois de plus". Écoutez Félix Relautte, le secrétaire général de la CDMT, au micro de Jean-Baptiste Anatole.

Félix Relautte

 

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