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Et si Irma était devenue la norme des ouragans ?

L’ouragan Irma qui continue de semer désolation et tristesse dans l’archipel caraïbe a été classé en catégorie 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5. Ce phénomène majeur n’avait jamais été observé depuis près de 80 ans. Ce qui fait craindre pour l’avenir.

Saint-Martin dévastée après le passage de l'ouragan Irma (6 septembre 2017) © Steeve Prudent
© Steeve Prudent Saint-Martin dévastée après le passage de l'ouragan Irma (6 septembre 2017)
  • Par Jean-Marc Party
  • Publié le
L’ouragan Irma est le plus puissant observé depuis le début des relevés effectués par les météorologistes des Antilles françaises, en 1950. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu des ouragans aussi violents auparavant. Il n’était pas alors possible de les mesurer. Une étude historique réalisée par Météo-France indique que près de 70 cyclones et tempêtes tropicales ont été enregistrés depuis que la Martinique est possession française, en 1635.
 
Parmi les cyclones les plus dévastateurs, notons celui du 13 août 1766, soldé par 440 morts. Ou celui du 18 août 1891, qui a provoqué la mort de 700 personnes. Dans la période contemporaine, les plus anciens se souviennent d’Edith, de classe 4, le 25 septembre 1963 ou de David, de même intensité, le 29 août 1979. Plus récemment, de Dean, le 27 août 2007, un ouragan de classe 2.
 
Les ouragans destructeurs sont donc assez nombreux depuis quatre siècles, même si ces phénomènes sont parfois occultés dans la mémoire collective. Ceci étant, certains experts s’inquiètent du renforcement continu de ces phénomènes. Il se peut qu’il y ait une relation de cause à effet, même partiellement, entre la puissance exceptionnelle d’Irma et le réchauffement climatique. Or, nous savons que le réchauffement climatique est largement imputable à l’activité humaine. Ainsi, l’activité humaine est directement responsable de l’intensité des catastrophes naturelles.
 
Il est temps de se poser quelques bonnes questions. Primo : comment nous prémunir de la violence de la nature, qui se venge toujours des meurtrissures que nous lui infligeons ? Segundo : pouvons-nous vraiment juguler les effets néfastes de l’activité humaine en sorte de limiter ou annuler les contrecoups de ces catastrophes ? Tertio : l’être humain étant le seul prédateur s’attaquant à son espèce, pourra-t-il devenir un jour le réparateur de ses erreurs ?

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