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Les suites du SICSM : qui va payer l'énorme déficit ?

Depuis le 1er janvier 2017, la compétence eau et assainissement revient à Cap Nord et surtout à l’Espace Sud. Les deux espaces communautaires découvrent les dettes abyssales dont ils héritent du SICSM, qui n’a plus d'existence juridique.

© Martinique1ere-Pixabay
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  • Maurice Violton
  • Publié le , mis à jour le
Les suites de l'épineux dossier du SICSM (Syndicat Intercommunal du Centre et du Sud), sont douloureuses pour les élus martiniquais. Ils héritent de cette ancienne structure qui n’existe plus depuis le 1er janvier 2017. Depuis cette date, la compétence de l’eau et de l’assainissement revient à Cap Nord, et surtout à l’Espace Sud. Les deux espaces communautaires ont découvert les dettes abyssales dont ils héritent. La semaine dernière (lundi 10 avril), les élus du sud ont choisi de ne pas voter les comptes administratifs du défunt SICSM.

Risque d'intervention du préfet

L’Espace Sud a jusqu’au 30 juin pour proposer une copie juste et valable sur le compte administratif du SICSM. Sinon le Préfet de Martinique prendra la main et transmettra le dossier à la Chambre Régionale des Comptes qui proposera alors des mesures pour rétablir l’équilibre. Le déficit cumulé du SICSM est de 14 millions d’euros. L’encours de la dette est de 33 millions auprès d’établissement de crédit, et les dettes fournisseurs sont de plus de 20 millions d’euros.

La Chambre pourrait tout simplement proposer d’une augmentation du prix de l’eau alors que l'eau à la Martinique est déjà l'une des plus chères de France. L'eau est facturée en moyenne 5,28 euros/m3 en Martinique. En France, le chiffre moyen est de 3,92 euros. Les élus peuvent-ils se voir imposer une telle perspective alors qu’ils font, bien péniblement face à une fronde concernant les impôts en particulier dans le sud ?

Recours à l'État ?

L’Observatoire des prix, des marges et des revenus en matière d’eau (structure née des mouvements sociaux de 2009), estime qu’il n'est pas possible d'augmenter les tarifs appliqués dans notre île. Le préfet garant de la paix sociale, le sait pertinemment. Cela lui est rappelé, par exemple, à chaque plénière du Comité de bassin.

Alors si l’option augmentation du prix de l’eau semble difficile, il faudra peut être un peu de courage aux élus politiques pour dire à l’État : "Vous avez laissé faire en sachant que le vent de la dérive financière soufflait sur le SICSM, donc injecter de l’argent". Nous n’en sommes pas encore là. Reste que ce dossier des dettes du SICSM est considéré comme un sujet ultra sensible. Un dossier qui inquiète les services de Cap Nord et de l’Espace Sud.   

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