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Echos de campagne

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le

Encore un rendez-vous manqué hier : Il n’y a pas eu  d’annonce de la composition du nouveau gouvernement. Que se passse-t-il ? Y a-t-il un désaccord entre le président et son premier ministre ? 

La raison donnée officiellement par l'Élysée est que le Président a souhaité "introduire un temps de vérification afin que la direction générale des Finances publiques et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique puissent réaliser les diligences nécessaires".

Ces deux instances devront s'assurer "que les personnalités qui sont pressenties au gouvernement font l'objet d'une première vérification de leur situation fiscale" et devront vérifier que ces personnalités "ne se trouvent pas dans des situations de conflit d'intérêts, selon l'Élysée.
En clair cela signifie que l’Elysée cherche à éviter un nouveau cas Thomas Thevenoud,  secrétaire d'État nommé en 2014 dans le gouvernement Valls et contraint à démissionner au bout de neuf jours en raison de retards de déclarations de revenus. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a été créée par loi sur la transparence adoptée en 2013 sous le quinquennat de François Hollande, après le scandale Cahuzac. Elle procède notamment à une vérification fiscale des ministres après leur nomination.
C’est donc là, la raison officielle du retard dans la nomination de ce gouvernement. Y-en a-t-il une autre ? On ne le sait pas . En tout cas à chaque formation de gouvernement, il y a toujours des tractations. Il n’y a pas de raison que cela soit différent cette fois.

Un nouveau rendez-vous est donc donné à 15H00 à la presse pour la composition du gouvernement. Le retard laisse les rumeurs courir.

A droite on parle toujours d’une participation de Bruno Lemaire des Républicains que l’on aurait aperçu hier du côté de Matignon. Nathalie Kosciusko-Morizet également, mais cette dernière a démenti à plusieurs reprises avoir été approchée pour faire partie du gouvernement de Edouard Philippe.
Autre personnalité, à gauche cette fois,  vue à Matignon : Le ministre de la Défense sortant Jean-Yves Le Drian. Lui qui est pressenti pour conserver son poste.
Proche de François Hollande, Jean-Yves Le Drian a officialisé le 24 mars son soutien au candidat d'En Marche!
A 69 ans, il a été élu haut la main président de la région Bretagne en 2015, et a été désigné la même année ministre préféré des Français dans un sondage.

 Une des premières lois que les ministres auront à mettre au point sera celle de la moralisation de la vie publique

Cette loi interdira  le népotisme pour les parlementaires. Cela veut dire que les députés et sénateurs n’auront plus le droit d’embaucher quelqu’un de leur famille pour travailler avec eux. On pense évidemment à l’affaire Pénélope Fillon. Embaucher un membre de sa famille sera interdit pour tout "élu" ou "ministre", précisait le programme du candidat Macron. Autre disposition-clé:  l'interdiction de plus de trois mandats identiques successifs, dans la lignée de la loi sur le non-cumul entre mandat parlementaire et fonction exécutive locale.
Mais ce n’est pas tout :
Emmanuel Macron veut imposer un casier judiciaire vierge aux candidats aux élections, comme pour ceux investis par « en marche ! » pour les législatives.
Pour prévenir les conflits d'intérêts, il sera interdit aux parlementaires l'exercice d'activités de conseil parallèlement à leur mandat.
Toutes les indemnités parlementaires seront soumises à l'impôt.
Le régime spécial des retraites des députés et sénateurs va disparaître.
 
La moralisation de la vie publique est une loi populaire, elle encouragera les candidats « En Marche ! » dans la recherche d’une majorité. En revanche il y en a une autre qui l’est moins : la loi travail

Moins populaire, mais urgente pour Emmanuel Macron, la réussite de son plan pour la législation du travail est essentielle pour la réussite du quinquenat. En résumé d’une phrase : le code du travail laisserait la place à des adaptations négociées dans les entreprises. Les syndicats sont vent debout contre cette réforme comme ils l’ont été contre celle entamée par François Hollande. Emmanuel Macron veut que cette loi soit adoptée sous forme d’ordonnances par le parlement dès après les élections législatives. Cela veut dire que les députés voteront sur le principe général de la réforme et ne discuteront pas point par point le contenu de la loi, pour aller plus vite.
C’est le gros chantier, et c’est l’examen de passage du futur gouvernement d’Edouard Philippe.

 Outre le gouvernement, une autre liste est attendue aujourd’hui : celle – complète -des candidats « En Marche ! » aux législatives.
 
On a une liste, mais qui n’est pas complète. Notamment toujours personne pour Mayotte. Mais à la Réunion par exemple, on voit quelle est la stratégie de ‘En Marche ». Le parti de Macron investit une députée socialiste sortante, Monique Orphée, et ne présente personne face à Erika Bareights pour lui laisser la voie ouverte pour retrouver son siège à l’assemblée. La ministre sortante de l’outremer se présente à St Denis.

La question qui intéresse les amateurs d’automobiles : On s’interrogeait la semaine dernière pour savoir quelle serait la voiture présidentielle. On a pensé Renault Espace, eh bien on a eu tout faux, c’est une DS 7 Crossback.
 
Ce véhicule n’existe pas encore sur le marché ; il sera en vente à la fin de l’année. Le groupe PSA a offert cette voiture à l’Elysée, elle a été bien sûr blindée pour cette fonction, et équipée d’un toit ouvrant pour saluer la foule. Pendant longtemps Citroën a été la marque des chefs d’Etats. A Londres, Charles de Gaulle avait déjà une traction ; ensuite cela a été la DS ; Pompidou DS, Giscard la SM Citroen ; Mitterrand et ses successeurs avaient choisi Renault, et là on revient à Citroën. Cette DS7 est à l’image de la génération Macron ; une voiture plus dynamique, plus jeune, c’est un SUV à la mode.
 
 
 
 

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