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Echos de campagne J -5

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le

Les derniers jours de campagne, il faut frapper fort et vite, convaincre les indécis par des formules chocs, rapides, qui tapent pile dans la cible. C’est ce que font les candidats jusqu’à vendredi soir.
 

Emmanuel Macron a tenu un grand meeting hier au palais omnisport de Bercy. Salle comble, une forêt de drapeaux, la marseillaise entonnée spontanément comme pour ponctuer un long discours du candidat, plein de références historiques, poétiques, littéraires… et puis des flèches bien préparées. Notamment celles lancées contre Jean-Luc Mélenchon. « Avec lui, la France c’est Cuba sans le soleil, ou le Vénézuela sans le pétrole ».
 
Pendant ce temps là Jean-Luc Mélenchon fait dans l’originalité. Hier il a traversé la région parisienne en péniche.
 
C’est une première, on n’a jamais vu un candidat faire campagne en bateau sur la Seine et sur la Marne. La « péniche insoumise » a attiré du monde tout au long de son parcours au fil de l’eau. Il a même traversé le centre de Paris debout sur cette embarcation. La  « péniche insoumise » est d’ailleurs passée devant le palais omnisport de Bercy où se tenait le meeting d’Emmanuel Macron
 
Marine le Pen a tenu hier soir un meeting à la Villette à Paris, elle a lancé un vibrant « rendez nous la France !»
 
Marine Le Pen a durci son discours identitaire, elle dramatise l’élection de dimanche : « vous allez faire un choix de civilisation ». Elle parle de la menace d’une France submergée par l’immigration, contrainte d’abandonner son mode de vie. « Les français ont moins de droits en France que les étrangers, même clandestins ».  « Rendez-nous la France, bon sang ! » « En France, on boit du vin si on en a envie, on respecte les femmes, on ne les cache pas sous un voile sous prétexte qu’elles seraient impures ».
Un discours ponctué de « on est chez nous » clamé par environ 5000 personnes.
Une perturbatrice est monté sur la scène, vite maîtrisée par le service d’ordre.
A l’extérieur, il y a eu également quelques incidents.
 
Chose rare dans la campagne, Marine le Pen a parlé de Mayotte
 
Elle a dit « regardez le drame que vivent nos compatriotes de Guyane et de Mayotte, submergés par l’immigration et l’insécurité ».  « Il faut arrêter cela ». Marine le Pen a répété son projet de blocage total  de l’immigration légale pendant un an, un moratoire, le temps de faire le point.
 
 
 
Un soutien inattendu pour Marine le Pen, celui de son père Jean-Marie le Pen.
 
Inattendu, parce que la fille et le père sont réputés très fâchés. Marine le Pen a fait virer son père du Front National. Visiblement, Jean Marie le Pen ne lui en tient plus rigueur. Il a posté un « twitt » hier disant « il y a Mélenchon le communiste, Macron l’opportuniste, Fillon le récidiviste, moi je vote Marine ».
 
François Fillon essaie de séduire le public jeune, il  se prête au jeu des "filtres" Snapchat
 
Le candidat de la droite a répondu à une série de questions posées par des jeunes sur Snapchat. L'occasion pour lui d'évoquer son "filtre" préféré sur le réseau social, et d'apparaître derrière de grandes lunettes multicolores.
Le mélange des genres peut en effet surprendre. Après une question sur l'égalité hommes/femmes, le candidat de la droite a aussi été appelé à donner son avis... sur le prix des kebabs. "Est-ce qu'on pourrait faire baisser le prix des Grecs?", lui demande un utilisateur. "C'est pas le président de la République qui fixe le prix des Grecs en revanche je veux baisser les charges des entreprises pour qu'elles puissent vendre leurs produits moins chers", a répliqué le candidat.

A J-5,  les sondages continuent d’entretenir le suspense. Dernière nouvelle, François Fillon repasse devant Jean-Luc Melenchon.
 
Dans la dernière version du sondage "Présitrack" réalisé quotidiennement par OpinionWay pour Les Échos, on constate que François Fillon poursuit sa bonne dynamique. Avec 21% d'intentions de vote, le candidat LR revient à un point de Marine Le Pen et Emmanuel Macron. La candidate du Front national et le leader d'En Marche! Sont à 22% des intentions de vote. Derrière le trio de tête, Jean-Luc Mélenchon  est à 18%... Loin devant Benoît Hamon qui retombe à 8%.

Mais malgré les enquêtes qui l’ont durablement installé sous la barre des 10%, Benoit Hamon veut afficher sa confiance.
 
Le candidat socialiste était interrogé sur Europe1 « Tout me montre sur le terrain que les choses évoluent, bougent et que dans ce climat d'incertitude, les Français veulent un président de la République qui soit fiable sur les questions internationales, fiable sur l'Europe, fiable et clair sur ce qu'il propose », a-t-il affirmé. Dans une critique à peine voilée à l'égard d'Emmanuel Macron, le candidat PS a estimé que, pour « beaucoup de nos compatriotes », « il peut y avoir de très bons candidats, mais que derrière il y a une feuille blanche ».
 
D’autres candidats essaient de persuader qu’ils vont faire mentir les sondages.
 
Nicolas Dupont Aignan, que l’on considère comme « le plus gros des petits » dit qu’il va obtenir un meilleur résultat que Benoit Hamon. Il se voit en 5ème homme.
François Asselineau, le moins connu de tous au début de cette campagne, affirme que les sondages seront démentis par les événements : « je vais faire un score qui va surprendre » assure-t-il
 
Le seul à se montrer réaliste, voir modeste, c’ est Jacques Cheminade

Jacques Cheminade, le doyen des candidats - il se présente pour la troisième fois – reconnait : « ce n’est pas une campagne où je peux gagner », « il faut de l’argent » avance-t-il comme explication.
 

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