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Marché informel du poisson : doute sur la fraîcheur des produits

Les poissonneries dignes de ce nom se comptent sur les doigts de la main. Nous entendons ici par poissonnerie, un lieu agréé où l’on peut acheter du poisson. La qualité de la marchandise est garantie et en cas de problème, les responsables seront bien identifiés.

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le , mis à jour le
Mais, l’essentiel du poisson consommé sur le département est acheté sur des marchés informels qui se tiennent au bord des routes. Ces lieux n’étant pas en général trop éloignés des ports de pêche, du moins, de la mer, la fraicheur des produits est censée être garantie.
D’ailleurs, il arrive que l’on assiste au débarquement des prises par les pêcheurs eux-mêmes, à leur retour de pêche.
Cependant, il est de plus en plus fréquent de retrouver du poisson congelé dans les achats. Ce sont souvent des invendus de la veille. Ils sont ressortis des congélateurs et mélangés aux poissons frais du jour.
Les revendeurs que nous avons interrogés ignorent dans leur grande majorité ce qu’est  la chaine du froid.
« On appelle chaîne du froid l'ensemble des opérations logistiques et domestiques (transport, manutention, stockage) visant à maintenir des produits alimentaires ou pharmaceutiques à une température donnée afin d'en préserver la salubrité et les qualités gustatives. »
La rupture de cette chaîne favorise le développement des bactéries nuisibles à l’homme comme la salmonelle, le staphylocoque ou encore la listéria monocytogène.
Quand on pose la question à ces mêmes revendeurs s’ils subissent quelques fois des contrôles  inopinés ou pas, ils affirment n’avoir jamais été contrôlés. Mais une des  fidèles clientes les contredit et explique qu’à l’approche d’un inspecteur des services sanitaires, les vendeurs prennent la fuite.

Quand on pose la question à ces mêmes revendeurs s’ils subissent quelques fois des contrôles  inopinés ou pas, ils affirment n’avoir jamais été contrôlés. Mais une des  fidèles clientes les contredit et explique qu’à l’approche d’un inspecteur des services sanitaires, les vendeurs prennent la fuite.
Un restaurateur qui est en train d’acheter du vivaneau me fait un point de la situation. « Ces gens là achètent le poisson à 4 euros le kilo, remontent sur la route et le revendent  à 6 ou 7 euros le kilo. Ils ne paient pas de charge et ne garantissent même pas la qualité de leur produit. Ils ont la belle vie ».
Il n’existe là aussi que très peu de coopératives de pêcheurs et le secteur reste assez peu structuré et pourtant il brasse des sommes considérables.
Un propriétaire d’un bateau de pêche m’interpelle et me dit : « La qualité a un prix. Le mahorais est-il prêt à mettre le prix pour acheter un poisson à 10 euros le kilo à un revendeur qui doit payer des charges, l’eau, l’électricité ; bref tout le nécessaire pour avoir un produit de bonne qualité ? Non ! C’est ce qui se passe dans la grande distribution, les gens regardent d’abord le prix et se plaignent de la qualité. Or il y a des produits de meilleure  qualité et ils valent chers ».

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