publicité

Revue de presse régionale

L'actu de la région océan indien 

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le

LA REUNION


Le JIR a eu le temps in-extremis, avant bouclage de faire sa une sur le débat d’hier soir entre Marine le Pen et Emmanuel Macron. « Un dialogue de sourd » titre le journal réunionnais pour qui ce débat a été d’un faible niveau, fait d’invectives et d’attaques.
L’autre journal, le « quotidien de la Réunion » fait état d’un débat local qu’il a organisé entre le représentant du Front National Jean-Claude Otto Bruc et le député maire de St Leu Thierry Robert qui défend Emmanuel Macron. Là aussi, cela a été chaud avec des accusations de tricherie électorale et des menaces de plainte en justice.
 
COMORES

Le monde a célébré hier, le 3 mai, la journée mondiale de la liberté de la presse. Les journalistes profitent souvent de cette date pour parler de l’état de la liberté de la presse dans le monde, et c’est ce que fait le quotidien Al Watwan.
Il faut dire que nombreux sont ceux qui exercent aujourd’hui ce métier dans des conditions très difficiles, souvent sous des régimes dictatoriaux où la moindre critique est réprimée dans le sang. «Relativement, l’état de la presse comorienne n’est pas totalement déplorable ».
Certes, beaucoup reste à faire mais l’on doit quand même admettre les progrès enregistrés dans le métier par rapport aux années précédentes», estime El-Had Said Omar, directeur général du quotidien indépendant La Gazette des Comores.
Pour lui, l’absence d’un journaliste en prison «témoigne bel et bien de l’indépendance de la presse comorienne». D’autres pourraient, cependant, interpréter cela comme plutôt la preuve d’un certain «manque d’audace» de la part des journalistes comoriens.
Pour Ali Moindjié, ex-directeur de publication de deux journaux (Al-watwan et Albalad), aujourd’hui membre du Conseil national de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa), la presse comorienne a perdu de son lustre.
Les deux professionnels déplorent certaines contraintes du métier, notamment la rétention de l’information. Les Comores font, en effet, partie «des rares pays où il est difficile, pour ne pas dire totalement impossible, d’obtenir des informations, même si elles concernent les institutions étatiques».
La formation des journalistes reste également l’une des urgences du métier. Depuis la fermeture de la section journalisme à l’ancienne Ecole nationale d’enseignement supérieur de Mvuni, au milieu des années 80, ceux qui souhaitent apprendre le journalisme sont obligés de partir à l’extérieur.
 
COMORES

C’est dans la presse malgache, « l’express de Madagascar », que l’on apprend une histoire de contrebande de vin entre Madagascar et les Comores
Un bateau en provenance de Mahajanga a été contrôlé au port de Mutsamudu aux Comores. Une cargaison de vin, cachée derrière un compartiment soudé, a été découverte. Soigneusement dissimulés dans un compartiment métallique de la salle des machines dont la structure a été scellée à la soudure électrique pour  compliquer voire dérouter tout contrôle,  sept cent cartons de vin, plusieurs milliers de litres ont été néanmoins retrouvés à bord du Zaouroikou, un bateau battant pavillon comorien.
L’étau se resserre autour de l’armateur du bateau trafiquant, lequel est issu de la famille de l’ancien Président comorien Sambi. Ayant pignon sur rue dans le commerce sur l’archipel, ce proche de l’ancien chef d’État a été interpellé par la justice, puis relâché après avoir été entendu.
 
MADAGASCAR
 
De plus en plus de familles relativement aisées envoient leur enfants « en exil » pour suivre leur scolarité explique Midi-Madagascar.
Le kidnapping inquiète au plus haut niveau les parents, surtout ceux qui ont leurs enfants dans les écoles françaises. Bien que répétitif, aucune mesure préventive n’est pourtant adoptée au niveau des autorités. Pire encore, on renvoie parfois le tort aux familles des victimes pour leur refus de collaborer à l’aboutissement des enquêtes. Sous la pression des malfrats, les proches des victimes préfèrent suivre les consignes des assaillants et ignorent les autorités policières. Une situation que la direction de la police judiciaire déplore comme un blocage à leurs investigations. De sa part, le Collectif des Français d’Origine Indienne à Madagascar après le kidnapping d’un adolescent du nom de Firoze Nourbhay,  déclare que « la ligne rouge a été franchie (…) les criminels s’en prennent aux enfants (…) le collectif lance un appel solennel au gouvernement malgache et à la communauté internationale pour stopper l’escalade de violence envers les enfants »., l’enquête sur les kidnappings est parfois renvoyée au second plan et ne figure pas parmi les priorités du pays. Les enfants victimes, après leurs libérations, ne bénéficient d’aucun soutien. Leurs familles prennent tout en charge, même les traitements pour les rétablissements psychologiques. Raison pour laquelle, la plupart préfèrent se tourner vers la solution la plus facile et sûre qu’est…l’exil.
 
 La sécurité est devenue un problème important pour la communauté française à Madagascar, Les enlèvements récurrents de Français sont un souci majeur, surtout quand ils s’attaquent à des adolescents. Tout ceci met en lumière l’insuffisance de prise en compte de la sécurité de la part des autorités françaises en liaison avec les autorités malgaches souveraines. Il appartient à nos représentants exécutifs qui représentent notre pays de trouver une solution avec les autorités malgaches pour que cesse l’activité mafieuse des enlèvements avec rançons. Il est noté, en effet, que quasiment aucune de ces affaires d’enlèvements n’a été élucidée, l’immunité étant la règle. J’ai écrit à Madame l’Ambassadeur de France et au Ministre Français des Affaires étrangères Monsieur Jean-Marc Ayrault, pour leur demander d’agir pour trouver, au plus vite, auprès des autorités malgaches souveraines, une solution permettant de mettre fin à ces enlèvements

Attention, prévient « Midi Madagascar » :
Mai est le mois de toutes les révolutions à Madagascar. C’est toujours à cette période de l’année que les contestations ont été à leur apogée et ont ébranlé les régimes qui se sont succédé depuis l’indépendance. Bien que la population se soit assagie et rechigne à descendre dans la rue, on sent quand même une certaine fièvre au sein de l’opinion et est bien malin celui qui peut prédire ce qui peut se passer durant ce mois de mai propice aux revendications.
. Le mois de mai coïncide également avec l’ouverture de la 1resession ordinaire de l’Assemblée nationale. Les députés se sont donc retrouvés hier à Tsimbazaza pour une première séance relativement calme. Cependant, des rumeurs de motion de censure ont circulé ;, le feu, comme on dit, couve toujours sous les braises. Les frondeurs peuvent monter au créneau à tout moment. Ils peuvent même se montrer virulents si le pouvoir ne lâche pas du lest pour les calmer. Cette session de l’Assemblée est surtout destinée à examiner des projets de loi et à adopter ceux qui contribuent à la bonne marche des affaires du pays. L’appel au « fihavanana » et à la responsabilité de tout un chacun lancé par le président de l’Assemblée nationale est fait pour calmer le jeu. Sera-t-il entendu ? En tout cas, depuis toujours, on a dit que mai est le mois de tous les dangers.

Dans l’ Express de Madagascar, un coup de projecteur sur
 
L’usine de la société Pêche et froid de l’océan Indien à Antsiranana (Diego)
C’est l’un des fleurons de l’industrie de transformation à Madagascar.  Une usine impressionnante.  Elle a reçu la visite du Président Hery Rajaonarimampianina, Cette usine, premier opérateur export du port d’Antsiranana, traite, chaque année, 40 000 tonnes brutes de thons  et dispose d’une capacité de stockage de 10.000 tonnes de thon, à une température de -20 degrés. Et milles conteneurs quittent le port d’Antsiranana chaque année pour rejoindre le marché international.
Elle emploie directement mille sept cents personnes, dont 80% de femmes et pourvoie dix mille emplois indirects, à travers ses prestataires.

La PFOI dispose également d’une ligne de fabrication de boîtes de conserves vides intégrée. En ce qui concerne les déchets de poissons, ils sont traités et transformés en farine destinée à l’alimentation animale et à l’aquaculture.
 
 
ECOUTER    VOIR    S'INFORMER   Partout et à tout moment
Mobile devices
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play