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Revue de presse régionale

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le
MADAGASCAR
L’épidémie de peste à Madagascar crée une véritable psychose. Les pharmacies sont prises d’assaut par des gens inquiets qui veulent absolument se procurer des antibiotiques et des masques. Et encore plus que dans la capitale, c’est à Tamatave que la panique s’installe.
« Le tourisme est en train de pâtir de cette réputation de pays de pestiférés qui a pris corps depuis le week-end dernier » explique « Midi-Madagascar ». « Les annulations de réservations se sont multipliées. Toamasina est maintenant considérée comme une ville où on ne peut plus circuler normalement car elle est un foyer de contamination. Le ministre de la Santé publique arrivé sur place n’a pas caché son désarroi. On parle maintenant de prendre des mesures de confinement pour stopper la progression de la maladie. On va certainement établir des barrages sanitaires. Nul ne sait comment va évoluer la situation. Cependant, les citoyens commencent à avoir un mauvais pressentiment. Le pays est véritablement dans une mauvaise passe ». 

COMORES
C’est la confusion aux Comores. On ne sait pas si la loi de finances a été votée ou pas
Le quotidien officiel « Al Watwan » parle d’un « Enième couac à l’Assemblée nationale. Nous avons d’un côté le président de l’institution qui a déclaré que la loi de finances rectificative a été adoptée par 22 députés sur 33. Et de l’autre, douze députés qui ont signé une déclaration indiquant le contraire de ce qu’a affirmé la deuxième personnalité de l’Etat. Ils n’ont pas voté la loi. Et ils le feront savoir lors d’une conférence de presse qui a eu lieu juste après la session plénière ».
« Pour que la loi de finances rectificative soit adoptée, il eut fallu 22 députés » poursuit le journal, « ce qui est le cas pour Abdou Ousseni sauf que ce n’est pas la version défendue par ceux qui ont voté contre qui s’estiment au nombre de douze (12). La question est sans doute de savoir si la loi a été effectivement votée ou non. Wait and see ! »

LA REUNION
Une polémique à la Réunion à propos de la baisse des Aides au Logement, « la ministre de l’outremer aurait-elle menti ? »
C’est la question posée par le JIR. « La ministre des outre-mer, Annick Girardin, avait annoncé que la baisse des allocations logement ne serait pas appliquée dans les départements d’outre-mer et que par conséquent, les allocations ne seraient pas amputées de 5 euros.
"Mensonge !", crie Jean-Hugues Ratenon, le député réunionnais de la France Insoumise. . En prenant connaissance du décret paru le 28 septembre au journal officiel, le député s’est rendu compte qu’"à aucun moment, il n'est fait état que cette baisse ne s'appliquera pas en Outre-mer".  "Je m'élève et condamne cette attitude qui relève d'un mensonge d'État et c'est très grave ».
Du côté de la CNL (Confédération national du Logement), qui s’était félicité il y a quelques jours de l’annonce de la ministre, c’est également la douche froide.
"C’est un gouvernement qui est capable de dire une chose et son contraire, s’indigne l’administrateur local.
Le ministère des outre-mer a été interpellé par la CNL pour s’expliquer sur le sujet, mais pour l’heure, aucune réponse ne leur a été apportée.  "Alors que les allocations logement sont inférieures à la Réunion par rapport à la Métropole ce serait tout simplement scandaleux de voir les 280 000 personnes couvertes par cette allocation subir cette injustice qui serait comme une double sanction", déplore la Confédération.

MAURICE
Une sombre affaire politico judiciaire domine l’actualité de l’Ile Maurice ; on l’appelle le « Yerrigadoogate »
Cela vient du nom de Ravi Yerrigadoo, ministre de la justice contraint de démissionner après avoir été accusé d’avoir couvert une escroquerie et- du blanchiment d’argent. Dans cette affaire très embrouillée, des journalistes du quotidien « l’Express » ont été accusés d’avoir monté un complot contre le ministre et ont été arrêtés lors d’un débarquement policier très remarqué.
Beaucoup de gens s’interrogent à Maurice sur le fait que l’on charge beaucoup plus les journalistes que le ministre lui-même. 
Une journaliste et écrivaine respectée à Maurice, Shenaz Patel, écrit dans le journal » le Mauricien » que les journalistes ont peut-être commis des erreurs dans  cette affaire « ils n’ont pas respecté la mise à distance nécessaire, cela relèverait d’une faute déontologique dont il est essentiel de discuter. Mais ce n’est pas un délit légal. Ce n’est pas un délit qui justifie que la police débarque chez votre famille à 5h du matin comme chez de dangereux criminels.
Autant la presse doit savoir mériter son exemplarité, autant nous devons refuser vigoureusement que le pouvoir politique l’intimide et tente de la museler en utilisant une police supposée indépendante ». Comme le disait avec pertinence Me Hervé Duval jr il y a quelques jours :  vous pouvez choisir d’acheter un journal ou pas, d’écouter une radio ou pas, mais pouvez-vous choisir la police qui régit votre liberté? »


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