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Revue de presse régionale

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le , mis à jour le
MADAGASCAR

L’épidémie de peste devient de plus en plus inquiétante à Madagascar. A Antananarivo, quatre personnes sont décédées dans la seule journée de vendredi.
Toutes les réunions publiques et rassemblements sont interdits dans la capitale malgache, Une décision prise ce samedi 30 septembre par le Premier ministre malgache pour lutter contre la propagation de la peste. Samedi, la Coupe de basket des clubs champions de l'océan Indien s'est jouée à huis clos pour éviter toute contamination.
Le stade de Mahamasina, à Antananarivo, a été interdit d'accès aux supporters. Une mesure pour éviter la propagation de la peste dans la capitale.
La compétition de basket, à laquelle participent les mahorais est particulièrement endeuillée puisque l’entraineur du club de Beau Vallon des Seychelles, venu participer à la compétition est tombé malade et il est mort à l’hôpital.
Chaque joueur a été examiné par un médecin.
Le chef du gouvernement a indiqué que des mesures seraient prises dans les aéroports et dans les gares routières pour éviter les paniques et maîtriser la maladie.
Si elle n'est pas prise en charge rapidement, la forme pulmonaire de peste peut être fatale en seulement 24h. Depuis le mois d'août, au moins 24 personnes sont mortes de la peste à Madagascar, selon les chiffres du ministère malgache de la Santé publique. Dans le pays, la saison pesteuse s'étend en général d'octobre à mars. La maladie réapparaît presque chaque année sur la Grande Ile depuis 1980.

MADAGASCAR
Le bureau anticorruption de Madagascar, que l’on appelle  le « BIANCO », a lancé des mandats d’arrêts contre trois opérateurs économiques accusés d’exploiter le bois de rose.
il s’agit D’une enquête qui date d’assez longtemps., En 2014. les autorités kényanes avaient saisi 34 conteneurs illégaux de bois de rose malgache au port de Mombasa une des plus grande saisie de bois de rose jamais faite à ce jour. Dans les 34 conteneurs se trouvaient pas moins de 4400 rondins de bois de rose, pesant plus de 500 tonnes au total. La valeur de cette marchandise était estimée alors à 13 millions USD. L’enquête est toujours en cours.
La presse malgache se montre très critique quand à l’attitude des autorités ;. « la population sait pertinemment que derrière ce trafic se trouvent des vrais gros bonnets qui eux n’ont jamais eu rien à craindre » écrit notamment Madagascar Tribune..

COMORES
L’affaire de la feuille de route signée entre la France et les Comores pour faciliter l’entrée légale  des comoriens à Mayotte. Signée, puis abandonnée sous la pression des élus et de la population de Mayotte ; cette affaire ne connait aucun écho dans la presse comorienne.
Rien pas une ligne ni dans le journal gouvernemental Al Watwan, ni dans la Gazette des Comores. Cette affaire qui a fait couler tant d’encre et de salive à Mayotte pendant toute la semaine dernière ne connait aucun écho à Moroni, un non événement ; même s’il concerne au premier chef les comoriens.
Seuls quelques sites internet en parlent comme Habariza Comores, qui rappelle que des élus mahorais seront désormais associés aux discussions franco comoriennes, et que les comores s’était également engagées à renforcer leur surveillance contre l’immigration illégale malgache et afrcaine. Beaucoup de ressortissants africains transitent à Anjouan avant de traverser clandestinement vers Mayotte.

LA REUNION
La presse réunionnaise parle de la venue d’Agnès Buzyn, la ministre de la santé que nous attendons aujourd’hui à Mayotte.
A la Réunion, Agnès Buzyn a décidé d’accorder au CHU une aide transitoire de 50 millions d’euros sur quatre ans, dont 14 millions dès 2017. "Cette mesure traduit la volonté de l’Etat d’accompagner le CHU dans son redressement et la conscience qui est la nôtre de son importance dans l’offre de soins proposée aux Réunionnais. Je souhaite par ce soutien que le CHU franchisse rapidement le cap difficile auquel sa situation financière le confronte aujourd’hui, et qu’il retrouve à court terme un rythme d’activité soutenable" a déclaré la ministre.

SEYCHELLES
La compagnie Air France annonce la naissance prochaine d’une petite sœur qui est déjà baptisée « JOON ». C’est une compagnie « low cost » qui effectuera ses premiers vols en Europe à la fin de l’année. Et l’année prochaine, une destination est prévue dans l’Océan Indien : Pas Mayotte malheureusement, mais les Seychelles.

« Joon » veut casser les prix avec un vol  Paris- Seychelles à 249 €.
« Joon » veut aussi casser les codes avec des hôtesses et des stewards en tenue décontractée : T-shirt rayé et baskets aux pieds ».
Cette compagnie à bas coût s’adresse aux jeunes.
Pour le moment dans l’océan indien il n’y a que les Seychelles prévues. Le marché touristique français y est en deuxième position derrière les Allemands. 
« Pour l’instant, les autorités seychelloises n’ont pas en fait de commentaires sur l’arrivée de cette nouvelle compagnie aérienne dans l’archipel qui est mondialement connu, pour son tourisme haut de gamme » écrit l’agence Seychelles News Agency. C’est vrai que « Joon »ne cadre pas avec l’image touristique des Seychelles qui fait plutôt dans le luxe. Pourtant l’archipel figure parmi les destinations annoncées sur le site d’Air France.

MOZAMBIQUE
Une mesure qui fait couler beaucoup d’encre dans la presse du Mozambique : Le gouvernement a décidé d’imposer des surtaxes à l’importation de voitures d’occasion de plus de 7 ans.
La mesure est destinée à renouveler le parc automobile avec des véhicules plus récents, plus sûrs, moins gourmands et moins polluants. Seulement voilà, le niveau de vie du mozambicain moyen ne lui permet pas d’acheter des voitures neuves ou récentes. Donc il y a beaucoup de débats autour de cette décision qualifiée d’injuste.
Il est vrai qu’au Mozambique on voit beaucoup de vielles guimbardes en circulation, la plupart venant de la riche Afrique du Sud voisine. Le marché mozambicain est un vaste débouché pour les voitures sud-africaines.
Une autre mesure du même acabit fait débat au Mozambique : l’imposition d’une taxe sur les vêtements usagers. Elle est destinée à protéger l’industrie textile locale ; mais elle est critiquée comme étant au détriment des plus pauvres qui s’habillent de fripes comme dans beaucoup de pays du continent.



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