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Revue de presse régionale

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le , mis à jour le
MADAGASCAR
L’épidémie mortelle de Peste fait la une des journaux. Plus d’une vingtaine de victimes. La presse se montre critique envers les autorités qui semblent avoir réagi trop tard.
« Il a fallu qu’un entraineur seychellois meure après avoir été contaminé pour que le branle bas de combat soit décrété » écrit « Midi Madagascar ».
« Le décès de l’entraineur de basket ball semble être le mort de trop pour que le gouvernement réagisse de façon « concrète » à la peste » ajoute le même journal.
Un mois et quelques jours après l’apparition d’un cas de décès due à la peste et un bilan qui s’alourdit de jour en jour (dont le décès de l’entraineur de l’équipe seychelloise de basket ball et aussi d’un enfant comorien), la volonté du gouvernement malgache de prendre enfin  ses responsabilités  s’est enfin manifestée.
La maladie a commencé à prendre une « proportion internationale ». Les médias étrangers  comme BBC, RFI et le Figaro (samedi dernier) ont déjà relayé les « mauvaises nouvelles ».
L’OMS va appuyer la grande-île dans la logistique, notamment tout ce qui est matériel de protection individuelle du personnel de santé », une aide qui arrive à point nommé étant donné que cinq médecins ont été infectés dans la ville de Toamasina. Ces médecins suivent actuellement des soins et le ministre de la Santé publique est sur place pour suivre de près la situation.

« L’Express de Madagascar » ajoute : « Des opérations de désinfection et de désinsectisation seront, également, opérées au niveau des établissements scolaires, des stationnements, des moyens de transport en commun. Les vols internationaux et nationaux ne seront pas suspendus, mais le suivi de l’état de santé des passagers sera renforcé. L’assainissement, la sensibilisation seront raffermis ».

On évoque également le décret d’annulation de tous les événements publics, tous les rassemblements.

« Une information qui a bouleversé d’entrée la programmation culturelle de tous les organisateurs événementiels, créant ainsi une véritable onde de choc chez le public, également » écrit « l’Express ». Pas moins de trois festivals ont d’ores et déjà été annulés.

COMORES
La presse comorienne s’est enfin penchée sur la feuille de route France Comores qui fait l’actualité à Mayotte depuis une dizaine de jours. On en parle dans le journal Al Watwan.

Les propos rapportés par le quotidien gouvernemental comorien sont ceux du ministre des affaires étrangères Souef Mohamed El Amine.
Voici ce qu’il dit, cité par le journal :
“Les élus Mahorais n’ont pas obtenu la suppression mais plutôt le report de la feuille de route pour quelques jours ou quelques semaines. Le rapprochement avec Mayotte est irréversible. Notre volonté est de développer la coopération et le dialogue entre les trois îles et Mayotte. La première étape consiste à faciliter la libre circulation des personnes et des biens”
Le ministre ajoute : « Deux étapes sont à observer pour finir par obtenir la suppression du visa Balladur. Il faudrait tout d’abord commencer par la gratuité dudit visa avant d’envisager une seconde étape qui verrait ceux qui entrent à Mayotte, prendre une simple signature et un cachet d’entrée une fois sur place.
Souef Mohamed El-Amine confirme l’information publiée par les autorités françaises qui annoncent que Mayotte sera désormais consultée et associée aux travaux du Hcp et de la commission mixte.  Il évoquel’objectif de régulariser les Comoriens des autres îles qui travaillent dans la clandestinité à Mayotte. »

LA REUNION
Alors qu’elle est à Mayotte depuis hier, la presse réunionnaise évoque la 1ère partie de la visite de la ministre de la santé à La Réunion.

Agnès Buzin s'est rendue au CHU de Saint-Denis. Rencontre avec la direction et les syndicats... Agnès Buzyn a également profité de sa visite pour inaugurer le bâtiment soins critiques (BSC). Un projet initié suite à la crise du Chikungunya en 2006 qui a démontré "la fragilité de l’offre de soins critiques" et plus particulièrement en matière de réanimation. 

Le chantier d’une surface totale de 16 539 m2, débuté en décembre 2014, a pour objectifs de: " regrouper au sein d’un même lieu la réanimation polyvalente, soins intensifs et surveillance continue adulte et pédiatrique, de restructurer le bloc opératoire et de rassembler l’ensemble des laboratoires hospitaliers de Félix Guyon", indique le CHU de La Réunion. L’enjeu est également de créer une plateforme unique d’appels d’urgence (15, 18 et 112) pour l’île cette fois-ci. 

Une maison des parents de l’océan Indien, de 600 m2 réservée aux patients et accompagnants de Mayotte principalement, a également été créée. Un lieu d’accueil qui "permettra de réduire les hébergements pour raison sociales et la durée moyenne de séjour des patients de Mayotte".

La fin des travaux est prévue pour 2018 pour un montant total de 71,8 millions d’euros.


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