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Revue de presse régionale

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le , mis à jour le
KENYA
Coup de théâtre au Kenya. L’opposant Raila Odinga renonce à se présenter à la présidentielle du 26 octobre.
On se souvient qu’il y a un mois, le premier scrutin présidentiel avait été annulé par la cour suprême. Elle avait estimé qu’il y avait eu trop de tricherie. Le président sortant Uhuru Kenyatta avait été déclaré élu au terme d’un scrutin entaché par des fraudes massives. La cour avait donc fixé une autre date : le 26 octobre. Mais hier l’opposant Raila Odinga a estimé que rien n’avait été fait pour éviter de nouvelles fraudes et a donc décidé de se retirer de la course.
Que va-t-il se passer maintenant ?
C’est la question que tous se posent, notamment le site de RFI
Y aura-t-il une élection quand même ou bien Uhuru Kenyatta peut-il être déclaré président, comme le prétend le camp du parti au pouvoir ? Les spécialistes de la Constitution et du droit se déchirent sur cette question.

MADAGASCAR
Face à l’épidémie de peste à Madagascar, la Commission de l’Océan Indien (COI) vient à la rescousse en envoyant deux spécialistes
« Deux épidémiologistes de terrain de l’unité de veille sanitaire de la COI participeront aux actions » explique « Midi Madagascar ». « Ces épidémiologistes disposent déjà d’une connaissance fine du terrain pour y être intervenu et pour avoir participé au renforcement de la surveillance dans la Grande Ile. Cette fois encore, ces experts contribueront également à l’organisation de la recherche de contact, à la formation des équipes de terrain ainsi qu’à l’amélioration du recueil et de l’analyse des données.
On en est, au dernier pointage de l’OMS, à 45 décès et 387 cas recensés.
Par ailleurs l’Ile Maurice déconseille depuis hier à ses ressortissants de se rendre à Madagascar sauf nécessité absolue. Auquel cas le ministère mauricien de la santé fournit toute une liste de conseils
Pour leur part les Seychelles ont carrément arrêté les vols de leur compagnie vers Antananarivo.

A la Réunion, le directeur de la veille sanitaire à l’ARS explique qu’il n’y a aucune chance qu’un voyageur malade puisse quitter Madagascar pour infecter les autres iles de l’Océan Indien.
Il explique dans le JIR que« La peste pulmonaire, qui inquiète aujourd’hui les voyageurs peut se transmettre par voies respiratoires, par phénomène de contamination directe avec des gouttelettes en suspension dans l‘air, provoquées par exemple par un malade de la peste qui tousse. Une fois contaminée par la peste pulmonaire, la personne va développer des symptômes très rapidement. Parmi eux, une détresse respiratoire, une grande fatigue et une faiblesse généralisée.

"Il faut déjà envisager que le voyageur ait les moyens financiers, mais également physiques de prendre un avion. Une fois le malade contaminé, ses chances de se déplacer pour aller à l’aéroport sont quasi nulles.  Les symptômes se développent en quelques heures à peine. Le risque de voir un cas de peste pulmonaire dans un avion reste donc très faible" explique François Chieze.
Question : Et si un malade passait toutes les barrières …?

Dans l’éventualité qu’un malade de la peste pulmonaire déclare les premiers symptômes en cours de vol, là aussi un protocole est mis en place, en collaboration avec le Samu. "Dans le cas où nous serions prévenus, l’avion serait isolé dès son arrivée. Le malade serait transporté en condition d’isolement au CHU et traité. Un traitement préventif serait administré à l’ensemble des voyageurs et de l’équipage et l’avion serait désinfecté. Nous avons tout prévu ».

COMORES
La pénurie d’eau recommence à Moroni.
Le journal Al Watwan rapporte que  depuis le week-end dernier, la capitale vit une pénurie d’eau. Au point que certains se trouvent dans l’obligation de passer d’un quartier à un autre pour se procurer quelques précieuses gouttes. « Même, les vendeurs particuliers des jerricans de 20 litres d’eau se font rares ».
« Ce ne sont pas les projets qui manquent » écrit le journal, « mais à chaque fois que la population de Moroni croit que le pire est derrière elle, d’autres problèmes surgissent. Les responsables du secteur de l’eau semblent naviguer à vue. Et les célèbres bidons jaunes ne sont jamais très loin ».

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