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Revue de presse régionale

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le
COMORES
Le journal Al Watwan raconte une histoire de répartition des bourses d’études offertes par le Maroc. C’est assez édifiant.


Tous les ans, le Maroc offre des bourses d’études pour les étudiants comoriens. Cette année, il y en avait 150. A chaque occasion cela donne lieu à une véritable spoliation des bacheliers anjouanais au profit des grands comoriens. Là c’est le directeur de l’enseignement d’Anjouan qui a déballé toute l’affaire sur FaceBook.
Il raconte : Le ministre, puisqu’il est anjouanais, avait l’habitude de se réserver des dossiers de bacheliers anjouanais. Ainsi, si le partage ne réservait pas une part pour Anjouan. Il était alors assuré d’en garder pour des anjouanais. Mais pendant qu’il se trouvait au Kazakhstan, les trois membres de la commission – grands comoriens - ont profité de son absence pour procéder au partage entre eux des 150 bourses, uniquement pour des grands –comoriens.
A son retour de voyage le ministre essaie de se rattraper et obtient du Maroc une rallonge de 50 boursiers. Mais c’était sans compter sur l’espièglerie de ses compagnons qui ont profité d’une autre absence du ministre pour attribuer ces cinquante dossiers à d’autres grands comoriens.
Cette année, c’est d’autant plus injuste qu’Anjouan a obtenu les meilleurs taux de réussite au Bac et le plus de mentions.

MADAGASCAR
Une parole enfin un peu plus optimiste à propos de l’épidémie de peste à Madagascar. Celle de la représentante de l’Organisation Mondiale de la Santé


Charlotte Ndiaye, la représentante de l’OMS répond à une interview dans le journal « L’Express » : « nous voyons une diminution du nombre de cas et de patients hospitalisés » dit-elle.

« Notre organisation a beaucoup appris de l’épidémie d’Ebola et nous pratiquons les leçons apprises. La meilleure leçon apprise sur Ebola est le suivi des contacts. Ces derniers sont recherchés pour être mis sous chimioprophylaxie, afin d’éviter qu’ils attrapent d’abord la maladie et qu’ils ne contaminent d’autres personnes. C’est ainsi que la chaîne de contamination peut être arrêtée. Nous suivons à l’heure actuelle, plus de quatre mille contacts ».

A Madagascar toujours la population a été consultée sur un projet d’installation minière pour extraire de l’ilménite.

L’ilménite est un minerai sous forme de petits cristaux que l’on trouve dans certains sables. Il y a beaucoup d’utilisations industrielles très diverses. On en fait par exemple du revêtement isolant pour les fours ; cela sert aussi à la production de la peinture blanche, à la fabrication des verres de lunettes ou encore de prothèses médicales.
Il y a déjà une mine d’ilménite à Fort Dauphin appartenant à une société canadienne et il y a eu souvent des conflits avec la population locale qui estimait ne pas tirer les fruits de cette exploitation.
Cette fois la population de Tuléar a été consultée, toutes catégories sociales confondues – explique « Midi-Madagascar » - et c’est d’accord : la mine pourra s’installer. Elle devrait être opérationnelle en 2020. Elle pourrait créer près de 300 emplois.

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