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FOOTU17: Le point final !

Achever leur première Coupe du Monde sur un match nul face au Japon, après deux larges défaites. C'était l'épilogue idéal pour rentrer au pays avec fierté. La sélection calédonienne a su relever la tête et prouver qu'elle pouvait réussir en se battant. L'expérience emmagasinée n'a pas de prix. 

Historique, un premier nul et premier point en Coupe du Monde pour la Calédonie. © FIFA/Getty Image/Buda Mandes
© FIFA/Getty Image/Buda Mandes Historique, un premier nul et premier point en Coupe du Monde pour la Calédonie.
  • Par Martin Charmasson
  • Publié le

Une joie incroyable 


L'arbitre siffle la fin de la rencontre. Les bouteilles d'eau volent. Le banc fait des sauts de deux mètres de haut. Intense bonheur que ces 97 minutes jouées ce samedi soir dans le stade bouillant de Kolkata où 44 600 personnes ont assisté au duel Nouvelle-Calédonie - Japon. Les joueurs filent vers les tribunes et lancent leurs maillots. Dominique Wacalie est entre les deux bancs des équipes. Il explose de rire comme un gamin. 

David Baltase vient relever son latéral gauche, Bernard Iwa, effondré de fatigue. © Martin Charmasson
© Martin Charmasson David Baltase vient relever son latéral gauche, Bernard Iwa, effondré de fatigue.


Son adjoint, David Baltase, va lui relever Bernard Iwa, étendu en croix sur la pelouse du stade, mort de fatigue. Lui qui semblait timoré dans ses interventions défensives lors des deux premiers matchs a livré une prestation de guerrier, allant même jusqu'à multiplier les tacles pour empêcher les débordements. Son abnégation est un symbole de ce point qu'ils sont allés chercher, au caractère.

Frayeurs en début de match


C'était pourtant mal engagé. A voir la faiblesse des transmissions de passes, la rapidité de leur récupération par les Japonais, et la timidité défensive, une nouvelle fois affichée, on craignait le pire. Dès la 4e, Hiroto Yamada trouvait d'ailleurs le poteau après avoir été trouvé seul sur le côté de la surface. Trois minutes plus tard, Cyril Nyipie donnait l'impression d'être dans un match amical. Il poussait le ballon au ralenti, avant d'adresser une passe derrière lui, mal appuyée. Interception adverse, contre-favorable sur une intervention sans conviction de Welepane. Trop d'erreurs au niveau d'une Coupe du Monde. Nakamura héritait du ballon et tirait croisé pour ouvrir le score (7e).

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Le manque d'efficacité des Japonais a préservé le 11 cagou d'une douche froide, quand Tanahashi, seul à 18 mètres, a manqué de puissance, puis sur une occasion d'Iketa sur laquelle Ipeze s'est bien couché. Wanesse avait lui failli marquer contre son camp après un centre devant la cage. 

Une réaction de mondialiste


Les choses se sont ensuite calmées, et l'on a vu le "vrai" visage des Cagous. Devant 45 000 personnes, l'équipe de Dominique Wacalie s'est libérée. Le une-deux entre Théo Bosshard et Abiezer Jeno oblige les Japonais à la faute. Alors que Pierre Bako se présente pour le coup-franc à suivre à 18 mètres, on entend la clameur du public. Frissons. Ce sera détourné (28e).
On croit même à l'égalisation quand Théo Bosshard est lancé idéalement vers la surface nippone après une ouverture brossée de Bako plein axe. L'attaquant de la JS Baco se précipite et gâche une énorme occasion. Alors qu'il a trois mètres d'avance sur le premier défenseur, il tente la volée sur un rebond du ballon.

Un manque de réalisme qui avait coûté cher face au Honduras. La correction n'était pas loin contre le Japon. Sur deux actions adverses, Iwa était obligé de sauver un ballon sur sa ligne, puis la tête de Yamasaki butait à nouveau sur le poteau d'Ipeze. Un déficit d'un but, seulement, à la mi-temps : les Cagous étaient bien dans leur match. 

Les bonnes attitudes


La seconde période sera de bonne facture. Pas d'inquiétude réelle. Le bloc défensif se déplace à merveille, et les quatre défenseurs ne laissent que très peu d'espace entre eux, évitant ainsi de se faire prendre à revers par les ailiers et attaquants nippons, férus de ce genre de situation. Josua Hlemu, qui avait remplacé un Welepane trop absent après vingt minutes de jeu, remplit parfaitement son rôle à gauche. Bernard Iwa est impeccable sur son côté préférentiel, à droite. La charnière Wanesse-Wadenges n'est pas mise en danger. Et l'on voit de l'engagement, des tacles, de la combativité. Ces garçons-là font plaisir à voir.
Idem pour Jules Omeï qui se bat côté droit à la 60e et permet une frappe de Bosshard à côté du cadre 60e. 

Bien sûr, les Japonais peuvent toujours être dangereux. Ipeze est en difficulté sur un tir lobé qu'il concède en corner (69e). Il y a aussi cette tentative de Sugawara, après un crochet dans la surface (79e).
Mais les Cagous sont à nouveau proches d'égaliser quand Vita Longue gagne un duel en contre-attaque et voit son tir détourné par le gardien (81e). 
Puis vient la délivrance. Ce corner côté gauche tiré par Nyipie, prolongé par Bako au premier poteau d'une tête arrière, et placé dans le but, de la tête, par Jeno. Explosion dans le stade et sur le banc des Cagous. On joue la 83e. Ils tiendront leur point jusqu'au bout, jusqu'à la 97e minute.
Ils ont finalement retrouvé leur identité et sauvé leur Mondial après les revers 7-1 face à la France et 5-0 contre le Honduras.

Le match historique des Cagous contre le Japon.
Le match historique des Cagous contre le Japon.  -  Youtube  -  FIFA

 

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