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Génome kanak: le Sénat coutumier refuse que des échantillons d’ADN soient prélevés par des scientifiques

Polémique autour du génome kanak. Des scientifiques allemands et français ont demandé au Sénat coutumier son aval pour prélever des échantillons d’ADN auprès de la population kanak afin de comprendre les origines des peuplements dans l’Océanie. Ils ont essuyé un refus.

  • Dave Waheo-Hnasson, Sheïma Riahi
  • Publié le , mis à jour le
L’étude est mondiale et a déjà été réalisée en Papouasie Nouvelle Guinée, aux Iles Salomon ou encore aux Iles Fidji. Elle conduit aujourd’hui les scientifiques jusqu’en Nouvelle-Calédonie pour l’étude du génome kanak. Afin de documenter l’extraordinaire épopée de l’homo sapiens dans l’Océanie, des chercheurs allemands et français prélèvent des échantillons d’ADN auprès des peuples autochtones. Une méthode que refuse le Sénat coutumier car en Nouvelle Calédonie, selon le droit coutumier, la génétique n’appartient pas à l’individu mais à son clan. Pour son président, cette décision n'est pas d'ordre politique. 

L’incroyable épopée de l’homo sapiens dans le Pacifique a commencé il y a des dizaines de milliers d’années en Australie et s’est arrêtée il y a encore un millénaire avec le peuplement d’Hawaï et de l’Ile de Pâques. Selon l'archéologue Louis Lagarde, tout en comprenant la réticence légitime du Sénat coutumier, explique que cette étude pourrait permettre de mieux comprendre les routes migratoires en comparant les différents ADN de la région mais aussi recomposer le foyer d'orgine de ces populations. Au-delà du génome, cela repose à nouveau la sempiternelle question des origines de l’humanité. 
DOSSIER GENOME HUMAIN KANAK

 

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