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L’œil de Londres tourné vers la Nouvelle-Calédonie et Koniambo Nickel

La dépêche du Metal Bulletin, ce jeudi matin à Londres, fait le point sur l’incident récent chez KNS et évoque les briques réfractaires pour l’usine du Nord bloquées sur le porte-conteneur Kea Trader. "Les objectifs de production restent positifs en Nouvelle-Calédonie" conclut l'agence.

Acheteurs et vendeurs. Les Traders du Nickel à la bourse des métaux de Londres (LME) © Alain Jeannin
© Alain Jeannin Acheteurs et vendeurs. Les Traders du Nickel à la bourse des métaux de Londres (LME)
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le , mis à jour le
Toute l’actualité minière, industrielle et financière des métaux industriels est commentée, scrutée par les journalistes et analystes du Metal Bulletin depuis les rédactions de Londres et de Shanghai. Concernant le nickel, deux journalistes français sont en charge du suivi de la ressource depuis la City. La Nouvelle-Calédonie est regardée attentivement, bien évidemment.

À l’heure de la numérisation de l’information, l’article de la rédaction la mieux informée de l’industrie minière est apparu jeudi matin. Le Metal Bulletin est la première lecture des responsables d’usine et des analystes du monde entier. Voici la traduction des principaux extraits évoquant la situation de KNS.


Metal Bulletin Londres : matinale Asie du 03/08

« La production de ferronickel dans l'usine de Koniambo en Nouvelle-Calédonie, a été arrêtée après une fuite d'eau au four numéro 1 la semaine dernière, ont déclaré des sources calédoniennes au Metal Bulletin. La fuite d'eau s'est produite jeudi dernier lors d'un test d'entretien - le four n'a pas été endommagé et les travailleurs sont indemnes. Les réparations de l'unité de refroidissement sont effectuées et devraient être terminées d'ici la fin de la semaine, selon les sources. Koniambo Nickel (KNS) et Glencore, qui détient 49 % de la société, ont refusé de commenter. Le four numéro 1 était en service depuis janvier 2016 après avoir été reconstruit suite à une importante fuite de métal chaud en décembre 2014, qui a révélé un problème de conception. C'est aussi la seule ligne de production active parce que le four numéro 2 a été diagnostiqué avec le même défaut de conception que le numéro 1 - vieillissement prématuré des briques réfractaires. Le four a été fermé depuis février 2016 pendant la période sa reconstruction. »...« D’autres problèmes ont été rapportés : les briques réfractaires nécessaires pour reconstruire le four sont bloquées sur le porte-conteneurs Kea Trader, qui s'est échoué le 12 juillet, à 120 km de l'île de Maré. L'agence maritime calédonienne travaille à renflouer le navire, qui devrait maintenant atteindre le Nouvelle-Calédonie fin août, selon les sources locales. Il contient 700 conteneurs à bord, y compris ceux de briques réfractaires attendues par KNS. »

Message optimiste

"Malgré ces problèmes souligne Perrine Faye rédactrice en chef en charge du secteur nickel, "les objectifs de production de KNS pour 2017 restent sur la bonne voie, ont déclaré des sources de l'industrie calédonienne au Metal Bulletin. Selon le dernier rapport de production de Glencore, KNS a produit 8 000 tonnes de ferronickel au premier semestre de cette année, en hausse de 2 500 tonnes par rapport à la même période en 2016. Avant l'accident de 2014, KNS avait espéré augmenter la production à 27 000 à 40 000 tonnes par an".

Glencore, conclut le Metal Bulletin, a revu le mois dernier ses orientations mondiales en matière de production de nickel pour 2017 en baisse de 5 000 tonnes ou de 4% à 115 000 tonnes, en raison des retards de maintenance au premier semestre, en particulier sur le site de Murrin-Murrin en Australie occidentale.

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