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Avec plus d'un mois de retard, un Soyouz sera lancé jeudi depuis la Guyane

Un lanceur Soyouz décollera du Centre spatial guyanais jeudi et mettra en orbite un satellite de télécommunication pour l'opérateur européen SES, un lancement retardé de plus d'un mois en raison du conflit social.

Le décollage depuis le site Soyouz de Guyane (photo) s'est bien passé, puis c'est au moment de la séparation des satellites qu'une anomalie est intervenue. © ESA - S. Corvaja, 2011
© ESA - S. Corvaja, 2011 Le décollage depuis le site Soyouz de Guyane (photo) s'est bien passé, puis c'est au moment de la séparation des satellites qu'une anomalie est intervenue.
  • La1ere.fr (avec AFP)
  • Publié le
"Pour son cinquième lancement de l'année, Arianespace mettra en orbite avec le lanceur Soyouz SES-15, le premier satellite géostationnaire tout électrique de l'opérateur européen SES", a indiqué la société dans un communiqué.

Lancement ajourné pendant le mouvement social

Initialement prévu début avril, le lancement avait été ajourné en raison du mouvement social  qui a paralysé la Guyane française pendant plus
d'un mois pour réclamer un rattrapage économique et social avec la métropole.

Outre le lancement du Soyouz, deux Ariane avaient également été clouées au sol. La première a été lancée le 5 mai, la seconde le sera le 1er juin.
Le décollage du Soyouz est prévu jeudi à 8H54 heure de Kourou (13H54 heure de Paris). La durée de la mission, du décollage à la séparation du satellite, d'une masse de 2.302 kg, sera d'environ 5 heures et 18 minutes.


Cinq  tirs en 2017 

Ce sera le cinquième tir de l'année pour Arianespace, le deuxième lancement d'un Soyouz depuis le centre spatial guyanais en 2017. Construit par Boeing en Californie, le satellite SES-15 est tout électrique. Le principal avantage de la propulsion électrique pour la mise en orbite et les manoeuvres orbitales est de réduire les coûts grâce à l'important gain de poids qu'elle engendre, par rapport aux systèmes classiques de propulsion chimique, avec du carburant embarqué. Ce gain de masse permet d'ajouter des équipements de télécommunication.


Le satellite couvrira l'Amérique du Nord, le Mexique et l'Amérique centrale, de l'Alaska jusqu'au sud du Panama et des îles Hawaï aux Caraïbes.
Il permettra à SES de fournir une large gamme de services de télécommunications, notamment les communications pour l'aéronautique, le maritime, les réseaux VSAT et les gouvernements.
 

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