publicité

Signature des accords de l'Elysée, prologue aux accords de Papeete [MàJ]

  • AFP / CM
  • Publié le , mis à jour le

François Hollande et Edouard Fritch ont signé vendredi 17 mars à Paris un texte en faveur du développement de la Polynésie et de l'amélioration des conditions de vie. Ce document reconnait les conséquences du fait nucléaire et ''sanctuarise'' la dotation globale d'autonomie.

Signature des accords de l'Elysée en prologue aux accords de Papeete © Polynésie 1ère
© Polynésie 1ère Signature des accords de l'Elysée en prologue aux accords de Papeete
François Hollande a signé vendredi avec le président de la Polynésie française Edouard Fritch les accords pour le développement de la collectivité territoriale, qui contient des mesures sur les conséquences des essais nucléaires et le développement économique et social. 
              
Les deux hommes ont signé un texte baptisé "accord de l'Elysée", préalable au texte final, "l'accord de Papeete", qui ne pourra être ratifié officiellement qu'après le passage du texte devant l'Assemblée territoriale de Polynésie, le Conseil économique, social et culturel (CESC) de Polynésie, et le Syndicat de Promotion des Communes de la Polynésie Française (SPCPF). 
              
L'accord final ne sera donc pas ratifié par François Hollande mais par son successeur.
              
Cet accord fait suite à la visite du chef de l'Etat en Polynésie, fin février 2016. Il avait invité le gouvernement local et les élus "à travailler ensemble à ce qu'on pourrait appeler l'accord de Papeete pour le développement de la Polynésie française dans la République".
              
"C'est un accord d'abord politique", a insisté vendredi François Hollande, "qui met la Polynésie pleinement dans la République. Cette place ne doit jamais être remise en cause". 
 

La reconnaissance du fait nucléaire            

Le texte "s'ouvre très symboliquement sur la reconnaissance du fait nucléaire et de ses conséquences", a expliqué Edouard Fritch. De 1966 à 1996, les atolls de Mururoa et Fangataufa ont été le théâtre de 193 essais nucléaires, qui ont eu des effets sur la santé et l'environnement des populations.
              
L'accord prévoit l'amélioration de l'indemnisation des victimes des essais nucléaires, la sanctuarisation "au niveau de 2011" de la Dotation Globale d'Autonomie (DGA), destinée à la reconversion économique de la Polynésie après la fin des essais nucléaires, ou encore l'appui financier au service d'oncologie du Centre Hospitalier de la Polynésie française. 
              
La mesure de simplification des procédures d'indemnisation pour les victimes des essais a d'ailleurs été intégrée dans la loi égalité réelle outre-mer, adoptée en mars. "C'est un texte irréversible", parce qu'adopté à l'unanimité, a insisté François Hollande.
              
"Vous nous avez entendus", a déclaré Edouard Fritch à François Hollande. "Les Polynésiens se rappelleront de votre mandature comme étant celle d'un président de la République qui a compris leurs aspirations et qui a été à leurs côtés. Il n'y en a pas eu beaucoup, je peux vous le dire", a-t-il déclaré.
              
Dans une deuxième partie, l'accord détaille les mesures mises en place pour "développer les infrastructures publiques, accompagner le développement des communes, soutenir l'initiative privée et valoriser les secteurs d'avenir (comme l'économie bleue et le tourisme)", mais aussi agir en faveur du désenclavement territorial et numérique du territoire.
              
Une troisième partie est centrée sur l'amélioration des conditions de vie, et rappelle notamment "l'importance des efforts à poursuivre en matière d'équilibre des comptes sociaux, d'offre de soins et de prise en charge des publics vulnérables". 
              
Une nouvelle convention culturelle a aussi été signée vendredi entre la ministre de la culture et son homologue polynésien, prévoyant notamment un accompagnement pour la valorisation du patrimoine polynésien et pour la création d'un centre culturel de la Polynésie à Papeete.  

Ces accords s’intitulent  désormais « Accord pour le développement de la Polynésie française » (Te avei’a o te fenua).
Ils  marquent la restauration de relations de confiance entre la Polynésie française et l’Etat mais son application dépendra du futur gouvernement.

Pour François Hollande, il s’agit d’un accord politique. Des propos recueillis par Serge Massau :

Dans un mois, François Hollande ne sera plus président de la République et l’application de ce texte dépendra de la volonté du futur locataire de l’Elysée.

Edouard Fritch, au micro de Serge Massau :

Ce texte restaure les relations de confiance entre la Polynésie française et l’Etat.
Signature des accords de l’Elysée, prologue aux accords de Papeete
Signature des accords de l’Elysée, prologue aux accords de Papeete

A ce propos Edouard Fritch a rendu un hommage appuyé à François Hollande :

 

 

Partagez :

les + lus

les + partagés

Tahiti Informations Tahiti Informations

Alerte infos 1ère Tahiti Polynésie

Alerte infos 1ère Tahiti Polynésie

publicité
ECOUTER    VOIR    S'INFORMER   Partout et à tout moment
Mobile devices
Téléchargez la nouvelle appli La 1ère
  • AppStore
  • Google Play