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Une ancienne* employée de la CPS à la tête de l'arnaque "Training Sandra Network"

La société promettait à ses clients de devenir multimillionnaires grâce à son programme de formations. Suite aux plaintes déposées par des clients abusés, les enquêteurs de la brigade financière de la DSP ont perquisitionné cette semaine, les locaux de l’organisation à Papeete.

Images d'illustration © D.R.
© D.R. Images d'illustration
  • Pierre Emmanuel GAROT avec Marie Christine DEPAEPE et Caroline FAHRI
  • Publié le , mis à jour le
Cette semaine, les enquêteurs ont saisi sur place, des documents, des ordinateurs et 3,5 millions CFP en liquide au siège de l'organisation. Mais comment ce réseau fonctionnait-il ? Quelle était la nature des soit-disantes formations qu’il prodiguait ? Qui est sa fondatrice ?


Beaucoup de promesses

La société promet à ses clients de devenir multi-millionnaire : il suffit pour cela, de suivre son programme de formation dans les grands hôtels de la place. Plus ses stagiaires mettront le prix fort pour leur formation, plus ils deviendront riches. Le problème est que personne n’a rien touché ! D’où la trentaine de plaintes jusqu’alors enregistrées par les enquêteurs et par conséquent, les perquisitions cette semaine.

De mystérieuses formations

Des formations, disons le d’emblée, à caractère sectaire. On forme au bien être, à l’amour de son prochain pour devenir, grâce à la divine providence, multimillionnaire. Bref, du bourrage de crâne mi-religieux, mi-philosophique, entrecoupé de chants et de louanges.

On propose aussi des initiations au placement financier. Rien à voir avec la haute finance. On se contente de répéter que la Polynésie française va devenir le premier centre d’investissement mondial et qu’il fallait surtout ne pas rater le coche et placer un maximum d’argent. Les enquêteurs avancent aujourd’hui le chiffre de 6000 à 8000 stagiaires. Soit 6000 à 8000 victimes potentielles.


La tête de réseau est une ancienne* employée de la CPS

L’organisation est sur le net. Elle s’est aussi infiltrée dans tous les archipels. Elle s’est même inscrite au registre du commerce de la Nouvelle-Calédonie. La tête de réseau s'appelle Sandra, une Polynésienne. Elle travaillait à la CPS jusqu'en mars 2014*. Elle aurait recruté – sans les déclarer à la Caisse - jusqu’à 90 salariés. En somme, ses apôtres qui lui servaient à prêcher la bonne parole en échange de quelques émoluments.

C’est un gros travail qui attend les enquêteurs.

Eplucher les documents qu’ils ont entre leurs mains, faire parler les ordinateurs. Pour identifier les victimes, chiffrer au plus près le montant de l’arnaque, pour de nouveau entendre la gourou et ses bras droits et les confronter aux victimes.

L’enquête s’avance vers un délit d’escroquerie caractérisé. Celui d’abus de faiblesse n’est également pas écarté. Les victimes de Sandra et de sa société, seraient pour la plupart de petites gens. Certains sont allés jusqu’à vendre leurs terres pour intégrer son réseau dans l’espoir de devenir multimillionnaire.

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NB* : La direction de la CPS nous prie d'indiquer que : "la personne concernée ne fait plus partie des effectifs de la Caisse de Prévoyance Sociale depuis le 1er avril 2014".

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